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dimanche 29 août 2010

Le jeu acéiste mal récompensé face à des Rennais réalistes

Après 3 matches et autant de défaites, toujours par un but d'écart, l'AC Arles voulait réussir un bon coup face au Stade Rennais lors de la 4ème journée de L1. A la surprise générale, c'est bel et bien l'ACA qui a fait le jeu durant toute la partie, mettant les Bretons en difficulté à de nombreuses reprises. Néanmoins, ce sont les hommes de Fred Antonnetti qui sont repartis avec les 3 points de la victoire grâce à un golazo de Montano.

Au coup d'envoi, les Lions débutaient avec une charnière inédite Mejia/Laurenti. Initialement recruté pour évoluer côté droit, l'ancien Marseillais pourrait bien être utilisé au poste de défenseur central à la place d'Erbate, décevant depuis le début du championnat. Au milieu de terrain, il semble que c'est Aït Ben Idir qui fait les frais de l'arrivée de Meriem. Pour la deuxième fois consécutive, les deux milieux défensifs devant le backfour furent Piocelle et Ayasse. L'animation offensive était dévolue au quatuor N'diaye/Meriem/Dja Djédjé/Kermorgant.
Clairement, Michel Estevan fit le choix du jeu plutôt que d'attendre regroupé à 10 derrière. A coup sûr, c'est uniquement avec de tels calculs tactiques que le maintien s'obtiendra.

D'entrée, les Jaune et Bleu prenaient le contrôle de la gonfle et inquiétaient Douchez dès la 6ème minute par l'intermédiaire de Dja Djédjé. Au milieu, Meriem assurait l'ambiance sur le dancefloor et prouvait qu'il n'était pas perdu pour le football de haut niveau. L'activité de l'international français mit en rogne Fred "chemise ouverte chaîne en or qui brille" Antonnetti. L'ACA avait la main mise sur la partie mais son manque de réalisme face aux bois adverses les perdit. A la 28ème minute, Montano recevait une passe de M'Vila, avançait de quelques mètres et frappait de 25 mètres. Son tir, propulsé par un mistral à décorner les boeufs, trompa la vigilance de Planté. Rennes menait totalement contre le cours du jeu.
Après l'ouverture du score, le rythme retomba malgré une volée de Kermorgant détournée par Douchez. A la pause, il était indéniable que les Acéistes n'avaient pas été récompensé en dépit d'un jeu en passes courtes, ce jeu que mettent en place Michel Estevan et son staff depuis le mois de juillet.

De retour des vestiaires, les Arlésiens ne baissaient pas les bras, ni sur le terrain, ni dans les gradins. Repartis à l'assaut et aidé par un vent toujours plus violent, les Lions manquaient de chance -one more time again-. A la 53ème minute sur une touche missile d'Abenzoar, Thomas "l'indispensable" Ayasse parvint à glisser un extérieur du droit hors de portée de Douchez mais le portier rennais fut sauvé par son poteau.
5 minutes plus tard, Yan Kermorgant n'eut guère plus de réussite: son coup franc, placé à 30 mètres des bois adverses, heurta l'équerre de la cage bretonne. Malgré cette infortune, il est évident que l'attaquant se rapproche de son pic de forme.
Quelques secondes plus tard, Meriem était bousculé par Kader Mangane, véritable taulier de la défense noire et rouge, sans que l'arbitre ne sifflât pénalty. Pas de quoi crier au scandale néanmoins dans ce choc épaule contre épaule. Cependant, la pression était arlésienne et Rennes se contentait de défendre, faute de mieux.

En fin de partie Psaume, qui s'affirme comme un précieux joker, profitait d'une glissade d'un joueur rennais pour centrer in da box mais Charisteas ne parvint pas à conclure l'offrande de l'Ariégeois (83ème). Sur un contre, M'Vila faillit doubler la mise mais sa frappe érafla la cage de Planté. Sans regret pour l'international car les Arlésiens ne revinrent pas à la marque dans les arrêts de jeu.

Zéro point en 4 matches, le bilan du mois d'août acéiste est guère reluisant mais les progrès affichés hier soir par les coéquipiers de Piocelle prouvent que l'AC Arles a sa place au sein de l'élite et que les joueurs sont capables de malmener des équipes rompues aux luttes du haut du tableau. Assurément, la 20ème place actuelle ne reflète pas le niveau réel de l'équipe. Le match face au PSG au Parc des Princes le 11 septembre prochain le prouvera.

François Miguel Boudet

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