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dimanche 31 janvier 2010

Manchester United écrase Arsènal

Ce soir, c'est la fête: choa-garra-charrua vous offre un deuxième papier! Ne nous remerciez pas, ingrâts que vous êtes!
En même temps, comment passer à côté de la démonstration de Manchester United cet après-midi à l'Emirates Stadium face à Arsenal? Ceci est un message à l'adresse des supporters d'Arsenal victimes du virus Téléfoot/L'Equipe: si vous n'avez pas de second degré, épargnez-vous cette torture! Toutes les diatribes sur Wenger et sa manière de manager ont trouvé leur justification face aux coéquipiers de Wazza Rooney.

L'opposition en terre londonienne était le crunch du week end. L'objectif était de rester collé à Chelsea vainqueur samedi à Burnley (1-2) et de marquer des points psychologiques pour la fin du championnat. Après un nul 0-0 obtenu face à Aston Villa, Arsenal était dans l'obligation de prendre les 3 points afin d'envisager la fin des "deux semaines les plus importantes de [ma] carrière" dixit Arsène Wenger dans les meilleures dispostions et espérer remporter un titre qui lui échappe depuis 2004.
En face, Manchester United, dont le jeu est fortement critiqué depuis le départ de Cristiano Ronaldo, devait prouver aux sceptiques qu'il savait toujours se transcender dans les moments cruciaux.

Sir Alex Ferguson a surpris son monde en titularisant Nani en lieu et place de Valencia. Exapérant sous ses airs de successeur de CR7 devenu CR9, Nani n'était plus en odeur de sainteté du côté du Vieux Trafford. Un retour au Portugal ou une migration en Italie ont même été évoqués. Malgré des matches désespérants tant il s'évertuait à croquer le ballon tel un Denilson du pauvre, Nani a mis sa cape et s'est transformé en Super Nani (RIP au passage).
Impliqué sur les 2 premiers pions des Red Devils, le Portugais a peut-être réalisé son match de référence en Angleterre.

Alors qu'on ne cesse de vanter les mérites de son jeu tout en mouvement et en passes courtes, les Gunners ont littéralement explosé en vol à domicile. Tout d'abord, ce fut Almunia qui se manqua sur un centre de Nani à la 33 ème minute: et 1 csc 1! Quatre minutes après, récupérant un ballon sur un corner d'Arsenal, les Fergie's boys se retrouvèrent en supériorité numérique en seulement 2 passes. Nani lança admirablement Wayne Rooney, auteur d'une course d'appel phénoménale, qui exécuta le portier espagnol d'une frappe croisée. 2-0 à la pause et match plié.

Le second acte ne fit pas de place au suspense. Au terme d'une combinaison limpide entre Carrick et Rooney, Park s'en allait inscrire le troisième but mancunien. On pouvait lire dans les yeux de Cesc Fabregas toute la détresse de revivre inlassablement les mêmes scenarios face aux cadors de la Premier League. La réduction du score sur une frappe de Vermaelen déviée par un défenseur ne fut qu'anecdoctique: MU a dominé de la tête et des épaules cette confrontation.

Au-delà du résultat brut, c'est la manière dont Ferguson a maîtrisé le combat tactique face à son homologue londonien qui prédomine. Malgré l'absence de 2 cadres en charnière centrale (Ferdinand et Vidic excusez du peu), la défense mancunienne n'a guère été mise en danger par l'attaque adverse. Pourtant, le backfour des Red Devils n'avait rien de transcendant (Evra-Evans-Brown-Rafael). A ce propos, Evra a encore livré un match d'homme face aux gamins.

A l'inverse, Wenger a pu aligner sa défense type (Clichy-Gallas-Vermaelen-Sagna) bien que le Suisse fut très incertain toute la semaine.
Trop seul au milieu du terrain, Fabregas doit déjà songer à la saison prochaine quand il rejoindra le Real Madrid ou le Barça. Alex Song revient d'une CAN fatigante, Denilson n'a pas encore l'étaoffe pour de tels matches, Rosicky est sur courant alternatif et Nasri démontre encore qu'il aurait mieux fait de rester à l'OM et s'aguérir. Contraint de jouer attaquant en raison de l'absence d'Eduardo blessé, Archavine ne fut guère en vue. Encore une fois, les blessures minent Arsenal.
Le bloc expérimenté bâti par Sir Alex a eu raison des espoirs des canonniers. La ténacité de Scholes et la qualité de passe de Carrick ont à nouveau fait merveille.

Le résultat sans appel de cet après-midi a démontré de manière quasi-définitive que le titre se jouerait à nouveau entre Chelsea et Manchester United one more time again. Eliminé dans les 2 coupes et distancé en championnat, la saison d'Arsenal risque de s'achever une nouvelle fois sans trophée. En revanche, pour les Red Devils, le plus dur commence.

Choa d'Arelate

L'équipe-type de la CAN 2010

A l'image de Roger Federer et de l'équipe de France de handball, on savait avant le début du tournoi que l'Egypte l'emporterait en finale. Réalisant un triplé historique (3 CAN d'affilée), les Pharaons se sont rachetés de l'élimination au Mondial mais ont aussi et peut-être surtout accentué leur déception de ne pas participer aux agapes sud-africaines.

Après 3 semaines d'un tournoi décevant, choa-garra-charrua a établi son équipe-type. Bien que l'Egypte joue en 3-5-2, de même que l'Algérie, le dispositif choisi est un 4-4-2 diamant.
Cette sélection est totalement subjective. Si vous avez des suggestions, faites-nous les parvenir, des marionnettes à l'effigie des dirigeants de la CAF sont à gagner.

El-Hadary: définitivement le meilleur gardien du continent africain. Aucune contestation possible tant Kameni et Chaouchi paraissent bien frêles à côté de l'Egyptien.

Belhadj: meilleur en phase offensive que défensive. Cepedant, son apport sur le côté gauche algérien fut très précieux.

Al-Mohamady: le latéral droitier mit au supplice le côté gauche algérien en demi. Pas étonnant si c'est de ce côté que les Fennecs ont pris l'eau.

Halliche: patron de la défense algérienne. Préféré à Bougherra en raison du but importantissime inscrit contre le Mali lors du deuxième match de poule.

Gomaa: la défense des Pharaons est une des seules à ne pas causer trop de frayeurs à son gardien. Pas trop de choix cette année pour choisir des défenseurs mais Gomaa a bien tenu son rôle dans le backfour égyptien. En Afrique, c'est du luxe.

Hosny: taulier du milieu égyptien et buteur à l'occasion. Son penalty transformé en demi signa le début de la fin pour les Algériens.

Hassan: indiscutable MVP du tournoi. Malgré un csc face au Cameroun, il a renversé la situation à lui tout seul grâce à un doublé (ok, le second n'était pas valable mais il compte quand même). Leader des Pharaons, physique, technique et bien roublard, le recordman mondial des sélections (172) est sans aucun doute le meilleur joueur africain du moment malgré ses 37 ans.

Matmour: les media parlent de Ziani et de Meghni mais le véritable dynamiteur du jeu des Fennecs est le joueur du Borussia Monchengladbach. Rapide et technique, il n'inscrivit qu'un seul but lors de cette CAN mais quel but: l'égalisation face à la Côte d'Ivoire.

Asamoah: en l'absence d'Essien et Appiah, il a su encadrer les jeunes pousses ghanéennes. Métronome du jeu des Black Stars, l'accession en finale lui est en grande partie imputable.

Gyan: 2 pions en phase finale pour accéder à la finale. Le Rennais a permis au Ghana de réaliser son meilleur parcours depuis un moment.

Naguy: meilleur buteur du tournoi alors qu'il ne fut jamais titulaire. Seulement 8 sélections pour les Pharaons et déjà 6 pions dont celui de la finale. Pas trop mal comme début...

Remplaçants:
Kingson (Ghana), Sarpei (Ghana), Emana (Cameroun), Yebda (Algérie), Flavio (Angola), Odemwingie (Nigeria, Zidan (Egypte).

Coach:
Hassan Shehata: le meilleur sélectionneur du continent n'aura pas la chance de montrer au Monde sa science du jeu. Formaté CAN, il n'a pas d'égal dans cette compétition. Enfin un sélectionneur qui tord le cou au fantasme du "sorcier blanc"!

Adjoint:
Hervé Renard (chenapan): difficile de ressortir un joueur zambien tant le collectif de cette équipe prime sur les individualités. Palme pour son look de clubber de la Côte d'Azur au mois de juillet et son monologue "talkin' to me" lors de la conf' de presse après l'élimination face au Nigéria.

Cesc Romero

samedi 30 janvier 2010

Montpellier corrige l'OM

Après sa probante victoire face à Lille en Coupe de la Ligue mercredi dernier, l'OM s'apprêtait à affronter Montpellier avec confiance. Las, face à une équipe achetée avec la monnaie du pain (Pitau, Jeunechamp, Costa), les Olympiens ont pris une leçon de football sur le terrain de la Mosson. Condescendants et méprisants, les Phocéens se sont pris les pieds dans le tapis. Le symbole d'une équipe surcotée à outrance ôtée de tout caractère.

Depuis une dizaine d'années, les techniciens du ballon rond ont inventé le terme de "turn over". Cet anglicisme appliqué au football signifie faire tourner son équipe en raison du calendrier surchargé qu'impose la Ligue cette catin. De manière globale, le turn over est utilisé lors des matches de Coupe et face aux équipes du bas de tableau en championnat.
Ce soir, la Dèche a décidé d'innover et d'instaurer un turn over face au 2ème de L1. Enfin bon, comme le 2ème c'est Montpellier et qu'on les a plié 4-2 au Vélodrome, on peut se le permettre.
Alors que l'équipe alignée mercredi face à Lille avec Ben Arfa et Valbuena titulaires avait été performante, les retours de la CAN de Mbia et Koné, qui ont marqué de leur empreinte cette compétition (ironie quand tu nous tiens!), ont sonné le glas des ambitions marseillaises.

Les supporters de l'OM avait intérêt à arriver en avance à la Mosson: la seule vraie occasion fut une pointouze de Niang à la 1ère minute. Le match s'engageait bien a priori. Sauf que cette incursion olympienne réveilla les Héraultais.
Si la mi-temps s'acheva sur un score vierge, Montpellier pouvait nourrir des regrets après que le poteau eût repoussé un coup franc de Montano et que le même Montano mangea outrageusement la feuille sur une tête qu'il claqua au-dessus de la barre alors qu'il était tout seul face à Mandanda.

Le second acte fut une démonstration collective des hommes de René Girard. A la 49ème minute, un mouvement à un triangle à une touche de balle enrhumait la défense marseillaise. S'engouffrant dans la surface de réparation, Aït-Fana (de la graine de fuoriclasse celui-ci qui mériterait une place dans le squad de Coach Ray pour l'Af'Sud) mettait la misère à Soulé Diawara pour placer un pointu dans les bois de Mandanda qui avait dû recevoir son maillot des mains d'un employé de Loulou Nicollin. Pieds joints, immobile, Diawara s'était métamorphosé en joueur en plomb de baby foot. C'est bien simple, il ne lui manquait que la barre de fer collée dans le dos, les boules bleues derrière les bois de Mandanda et un pilier de bar gueulant "René mets-lui sa p'tite soeur" pour que l'illusion fusse parfaite.
La Mosson pouvait chambrer à coups de "Mais ils sont où les Marseillais", le sort de match était déjà scellé.
Au lieu de réagir d'emblée et de remanier le dispositif, Deschamps attendit la 65ème pour faire rentrer Lucho qui est dans la forme de sa vie comme tout le monde le sait. Déjà que le jeu était d'une lenteur et d'une stérilité confondantes, l'entrée de Lucho fut la cherry on the cake de la soirée. Alors qu'il était prévisible que Montpellier laisserait le contrôle du ballon aux Marseillais, Lucho aurait été utile dans le rôle de meneur de jeu titulaire. Si el Comandante était un clutch player, on le saurait depuis longtemps.
L'entrée de Petit Vélo Valbuena dans le dernier quart d'heure fut trop tardive pour être percutante. Pis, Ben' Cheyrou totalement à l'ouest sur la pelouse, inscrivit le deuxième but montpellierain, en voulant couper la trajectoire d'un corner rentrant de Costa 77ème). A sa décharge, Marveaux était à l'affût et Mandanda en retard. Une habitude en ce moment...
Ivres de plaisir, les supporters de la Paillade exultaient, lançant des "Olé, olé" durant les 5 dernières minutes de la partie. C'était limite si Nicollin père et fils ne nous faisaient pas la bandido (cette allusion n'est compréhensible que par les amateurs de musique de feria!).

Après ce revers sans contestation possible (cette fois pas d'erreur d'arbitrage, de penalty non sifflé ou de Dugarry aux commentaires), nous avons eu quelques confirmations. Top 7.
1) Ben Arfa est un grand tricoteur mais il ne sera jamais un grand couturier du moins tant qu'il jouera en regardant ses pieds et se chaussures infâmes jaunes.
2) Brandao est indispensable au collectif marseillais.
3) Mbia est encore plus faible que Cissé. Apparemment c'est possible.
4) Bonnard est aussi faible à gauche qu'à droite. Son premier centre correct arriva précisément à la 93ème minute et 32 secondes. Sur la tête d'un montpelliérain, faut pas abuser non plus!
5) Koné n'a pas le niveau pour jouer à l'OM. Etre pote avec Drogba ne suffit pas.
6) Dire que la défense marseillaise est sans saveur est une hérésie puisqu'elle est aux fraises.
7) Les Phocéens peuvent jouer collectif, ce fut le cas lors du moulon à la fin du match. Et qui étaient les joueurs à l'origine de la baston? Mbia et Diawara of course!

Force est de constater que les Marseillais ont sérieusement besoin de se remettre en question. Porter le maillot bleu et blanc est un honneur et mérite des sacrifices. Ce n'est pas un aboutissement mais un sacerdoce. On ne se sert pas de l'OM comme tremplin pour l'Angleterre ou l'Espagne. Mais quand on prend le risque de recruter des mercenaires à l'intersaison, ce genre de désagrément est plus que prévisible.

Francesco della Nuejouls.

jeudi 28 janvier 2010

L'Egypte en route pour un triplé historique

Cette CAN 2010 devait être une répétition de la grand'messe mondiale en Afrique Sud. Las, les Nations mondialistes ont déçu tout au long du tournoi, un des plus faibles depuis un bail. En effet, la meilleure équipe de la compétition fut l'Egypte encore et toujours. Invaincus depuis 2006, les Pharaons peuvent entrevoir un historique triplé malgré les absences du stratège Aboutrika et du striker Amr Zaki.

La première demi-finale fut d'un mortel ennui. En même temps, on était prévenu. Suffisait d'avoir vu les quarts Zambie-Nigéria et Angola/Ghana pour le savoir avant même le début de la partie.
A la 20ème, sur un corner frappé sortant par Asamoah, stratège des Black Stars en l'absence d'Essien et Appiah blessés, Gyan plaça sa ganache au premier poteau pour ouvrir le score. Etrangement, on se doutait fortement que plus rien ne serait marqué. Le sélectionneur nigérian avait décidé de laisser la finale aux Ghanéens en titularisant Martins, dont le seul fait d'arme fut d'avoir fait 5 saltos pour célébrer un pion quand il portait le maillot nerazzuro de l'Inter époque portanaw où il jouait avec Kallon. Le seul joueur nigérian capable de quelque chose avec un ballon fut, comme toujours, Peter Odemwingie. Apparemment sous acide, le coach des Super Eagles le sortit au profit de Yakubu, laissant Martins à la plage. Incompréhensible.
Sortis prématurément lors des 2 dernières éditions, les Black Stars atteignent la finale avec une équipe composée de nombreux Black Satellites champions des U20 en 2009. Habitués à proposer du football-champagne, ils se sont contentés de scorer aux bons moments et de défendre ce maigre avantage. Sera-ce suffisant en finale? Rien n'est moi sûr.

Rien n'est moins sûr car en face, point d'équipes en bois avec gardien en mousse. Invaincus en CAN depuis 2006, l'Egypte a réglé son compte à l'Algérie dans ce match de la rédemption. En fait, le match n'a duré que 38 minutes, le temps qu'Halliche soit expulsé pour un second carton jaune. Le penalty conséquent à la faute fut transformé par Hosny. La deuxième mi-temps fut une formalité pour des Pharaons soucieux de laver l'affront de Kartoum en novembre dernier. Sur un exploir personnel, Mohammed Zidan balladait Belhadj avant de placer un amour de frappe du gauche dans les filets de Chaouchi. Vexés de la tournure des événements, les Fennecs dégoupillent: Belhadj commet un attentat sur Al-Mohammady à la 70ème et Chaouchi se fait lui aussi plaisir en chargeant Naguy à la 87ème. Entre temps, Abdul-Shafi a passé la troisième couche (81ème). Pour conclure le spectacle son et lumière, Naguy ajoute son nom à la ligne de stats. 4-0 score final et une bonne gueule de bois pour les hommes de Saadane.

Il faudra beaucoup d'efforts des joueurs ghanéens pour empêcher le nouveau sacre des Pharaons. Sauf miracle, les coéquipiers de Gyan ne pourront pas rivaliser avec les Egyptiens. Le coach Shehata a bâti une équipe quasi-invincible dans cette compétition et on se demande toujours, au vu de la démonstration depuis 3 semaines, comment la qualification au Mondial a pu leur échapper.
Collectifs, solidaires, roublards ce qu'il faut et diablement efficaces, les Pharaons ont dominé de la tête et des épaules cette CAN 2010. Néanmoins, ils devront se méfier à la fois des flèches ghanéennes mais aussi et surtout de leur supériorité tactique et technique qui a tendance, quelquefois, à se transformer en de la prétention et de la condescendance.

Choa d'Arelate

mercredi 27 janvier 2010

The Pessimistic hates you: la démagogie de Nicolas Sarkozy sur les salaires des joueurs de football

De lui, nous ne savons que peu de choses. Bucco-rhôdanien de naissance, il fut abandonné un soir de novembre par sa famille sur l'aire d'autoroute des Cantarelles avant sa rénovation, quelque part entre Arles et Saint-Martin-de-Crau. Recueilli par un couple de sangliers provençaux d'origine juive slovaque, il exerça ses instincts bestiaux primaires très jeune en compagnie de ses frères adoptifs marcassins dans les vastes champs de foin de sa contrée natale. Doté d'un acuité visuelle supérieurement développée et d'une ouïe extrêmement fine capable de capter RMC en modulation de fréquences, il hante les nuits des braves gens et des fidèles de Téléfoot. Combattant le turn over et les pièges du hors-jeu, il enfile la nuit venue son costume sombre comme son âme. Torturé par ses démons intérieurs et par le 4/5/1 de Pablo Correa, il fait régner le respect des tacles à la carotide, des lassérations de crampons de 16 sur terrain gras et l'anti-fair play. De lui, nous ne connaissons que son nom: The Pessimistic.
The Pessimistic n'aime personne, il vous déteste et il vous le fait savoir.

Pour sa première enflammade de la décennie, The Pessimistic se jette les deux pieds décollés sur la démagogie des propos du Président Nicolas Sarkozy sur les salaires des footballeurs lors d'une émission "politique" de TF1, la chaîne de la culture et du bon goût.

A quelques semaines des élections régionales qui feront encore croire à la "gauche" (les guillements marquent l'ironie) qu'elle a un avenir (avec Benoît Hamon, Vincent Peillon, Ségolène Royal et Arnaud Montebourg tu parles d'une blague!), le premier personnage de France s'est offert une page de publicité sur TF1. Tout d'abord, il eût droit à un entretien avec Laurence Ferrari Enzo puis un exercice de style où il dût répondre à 10 Français "d'en bas" (copyright Raffarinade inc.) qui avaient un problème à résoudre. Donc, pour résumer, le Président de la République élu au suffrage universel direct par 40 millions de Français s'est transformé, pour les besoins d'une émission de télévision en Julien Courbet époque Sans aucun doute afin de grapiller des voies. Drôle d'époque tout de même.

On le sait tous car on nous le répète tous les jours: c'est la crise. En France, on est habitué: ça fait 30 ans qu'on nous le dit. Une crise où on n'a jamais autant vendu d'iPhone, d'abonnements à CanalSat et de bagnoles. Une crise où on n'a jamais vu autant de monde dans les magasins et autres supermarchés pendant les agapes de fin d'année et pendant les soldes. A part les bas salaires, la classe ouvrière et les travailleurs pauvres contraints de pioncer dans leur voiture faute de toit, victimes rituelles en de telles périodes, la crise semble avoir bon dos pour excuser bien des comportements ignobles et faire de la spéculation populiste.

Comme c'est la crise, il faut bien trouver des cibles faciles histoire de s'indigner à bon compte. Pour les responsables politiques en perte de vitesse et dont l'ambition suprême est de voir leur nom dans un entre-filet de la page 14 du Monde ou du Figaro, les footeux sont des cibles privilégiées. Toujours prompts à s'offusquer pour pas cher, ils oublient, en raison de leur schizophrénie, que ce sont toujours eux les premiers à venir s'encanailler au stade lors de OM/PSG et autres France/Irlande et descendre dans les vestiaires les soirs de victoire devant les caméras de TV. Les mêmes qui parlaient de rejouer le barrage retour après la main de Titi des Ulis, de fair play sportif alors qu'ils ont marché dans les pires combines pour arriver au sommet de l'Etat et écrasé quiconque s'avanturant en travers de leur chemin.

En 2009, Florentino Perez revient par la grande porte à la tête du Real Madrid. Le puissant entrepreneur de BTP espagnol a de l'argent, beaucoup d'argent. Et des rêves, beaucoup de rêves. Au cours de sa première présidence, il avait fait venir dans l'escouade de la Casa blanca Figo, Zidane, Ronaldo, Owen, et Beckham. S'il avait remporté une Champion's League en 2002, la fin se termina de manière catastrophique. De retour aux affaires merengues, Florentino souhaite rebâtir une équipe faite de stars et de glamour. Nom de programme: Galacticos 2.0. Ainsi, à l'intersaison, Perez régale: Kaka, Benzema et surtout Cristiano Ronaldo arrivent dans le club le plus titré d'Europe.

Un chiffre retient l'attention en particulier: 94 millions d'euro soit le prix du transfert de Cristiano Ronaldo de Manchester United au Real Madrid. Les indignations bien pensantes se multiplient alors: indécent, honteux, scandaleux en ces temps de crise!
On ne va rien apprendre à personne: le football est une véritable économie et, par conséquent, régie par le principe de l'offre et de la demande. MU a demandé 94 millions d'euro pour lâcher le Portugais. Cela tombe bien, Perez les a ainsi que les garanties bancaires qui vont avec. La transaction opérée est légale et fut consentie aussi bien par les 2 clubs que par le joueur. S'indigner sur le montant du transfert est débile. Imaginez le discours des Mancuniens: "94 millions d'euro, par ces temps de crise, c'est beaucoup trop. Nous n'accepterons pas d'offres au-dessus de 50!".
Pour ce qui est du salaire, CR7 rebaptisé CR9 a librement négocié avec l'administration merengue. Aussi élevé soit-elle, sa rémunération n'est pas le fruit d'une escroquerie ou d'une magouille. Ballon d'Or 2008, Cristiano n'est pas le genre à faire le voyage pour des cacahuètes.

De plus, et certaines personnes l'oublient ou l'ignorent, le Real Madrid est une association type loi 1901; autrement dit, une association à but non lucratif. Tout ce qui est gagné par le club est réinvesti dans le club. Le président est élu par l'assemblée des socios (abonnés) merengues au suffrage direct. Peu d'Etats au Monde peuvent se targuer de fonctionner dans une telle transparence.
Pour Perez, CR9 n'est pas un achat mais un investissement. Il ne fait aucun doute que le transfert de la star lusitanienne sera vite amorti et que des bénéfices se dégageront d'ici peu. Personne n'achète à perte surtout à un tel prix.

Affirmer sans ciller que les salaires des footballeurs sont trop élevés est totalement aberrant. En effet, les rémunérations à 6 ou 7 zéros ne concernent que les fuoriclasse. Ce n'est parce qu'on est joueur de football qu'on est obligatoirement milliardaire. Combien de sportifs galèrent dans des divisions inférieures et dans des championnats de troisième zone? Assimiler tous les joueurs derrière l'étiquette de riches parvenus est une assimilation particulièrement grotesque.

Ensuite, stigmatiser la réussite sportive est idiot et ce pour 2 raisons principales.
En premier lieu, les fuoriclasse attirent les télévisions, les sponsors, les entreprises de BTP, les supporters. De plus, ils créent, par leur simple présence sur un terrain des milliers d'emplois directement ou indirectement. Par ailleurs, ils suscitent le rêve et l'admiration, dernières choses gratuites dans ce bas monde.
En deuxième lieu, le sport est la dernière enclave où l'on arrive au sommet par son seul travail et sa propre abnégation. Les footballeurs ont travaillé férocement pendant des années, sont sortis victorieusement des sélections de jeunes et des centres de formations qui ne font pas dans la philantropie. Après tout, la doctrine marxiste ne dit-elle pas "à chacun en fonction de ses mérites"?
On ne devient pas titulaire au Barça comme on peut devenir président du quartier d'affaires de la Défense.

D'un point de vue strict, il faut également souligner que les cracks tels que Cristiano Ronaldo ou Leo Messi ne sont pas rémunérés à leur juste valeur. Si l'on prend en considération toute l'activité que leurs passements de jambes entraînent, il ne sont payés qu'à 10% de ce qu'ils devraient. Et 10% c'est un grand maximum quand on énumère le nombre de personnes qui vivent grâce à eux. Pour revenir au transfert de CR9, le Portugais a dû céder 50% de son droit à l'image au club. Pas anodin comme sacrifice quand on sait qu'il est présent dans toutes les pubs dans son pays natal. Il est tout de même logique et normal que les joueurs récoltent un pourcentage de l'argent que leur travail fait gagner à tout un tas de sociétés et d'intermédiaires. A l'arrivée, ils n'obtiennent qu'une faible partie de ce qui devrait leur revenir. Que les chiffres soient élevés ou non et sans vouloir jouer à Cosette alors qu'il n'y a pas lieu, ils se font malgré tout arnaquer dans les grandes largeurs.

Au lieu de tirer à vue sur les footeux qui ne font que profiter d'un système qu'ils n'ont pas créé, les responsables politiques devraient demander aux supporters d'arrêter d'acheter des maillots à 75€ ainsi que tous les objets issus du merchandising, source intarissable de profits pour les clubs.
Ce ne sont pas les footballeurs qui ont introduit l'argent dans le foot mais bien les supporters. Les sponsors ne forcent pas à acheter. Personne n'est obligé de prendre un abonnement à un réseau câblé pour regarder les matches. Ce sont les supporters qui sont à la base du système. Ce sont eux qui enclanchent le processus. L'augmentation exponentielle des salaires est causée par l'augmentation du nombre de "passionnés" (des Footix en fait) à travers le monde. Il serait temps que les supporters se rendent compte de leur pouvoir immense. C'est pour cela qu'il est totalement illogique de s'en prendre aux joueurs.

Le plus étonnant dans de telles déclarations, c'est qu'elles émanent d'un homme qui a fait du travail son leitmotiv, de l'abnégation et de la volonté ses chevaux de bataille pour arriver à la fonction suprême. Les joueurs n'ont rien volé à personne et l'argent sur leurs comptes en banque n'est pas le fruit d'une magouille ou d'une malversation mais de leurs performances sur le pré.

On savait qu'il n'existait aucune culture sportive en France mais à ce point, il y a des tournées de Suze qui se perdent.

With all my Hate,

The Pessimistic



mardi 26 janvier 2010

Le Docteur C. répond à vos questions: "Georges Brassens aurait-il apprécié la CAN de Gyan?" Cesc, 22 ans.








Cher Cesc,

en préambule à mon intervention médicale, je tiens à vous féliciter doublement. Apparemment, vous êtes un mélomane averti. Ah, Brassens! Que de chansons et de ritournelles mémorables: "Ne me quitte pas", "Y a d'la joie", "Nathalie", sans oublier "Le poinçonneur des Lilas"!
Par ailleurs, il ne vous à pas échapper que depuis 2 semaines se tient en Angola, ce beau pays démocratique, la Coupe d'Afrique des Nations ce qui dénote que vous vous tenez au courant des grandes tragédies de ce monde injuste et sordide.

Ainsi, à l'heure des demi-finales, le département musicologie de la clinique baptisé en début d'année 2010 "Patrick Sébastien & Compagnie Créole" vous offre une consultation personnalisée, petit veinard.
Début d'année oblige, une petite ristourne de 2€ vous sera gracieusement offerte. Ne nous remerciez pas, c'est offert de bon coeur et puis c'est déduit des impôts.

Vous l'aurez sans doute remarqué cher ami: cette CAN 2010 est complètement pourlingue. Gardiens aux gants en peau de pêche, buts contre son camp à la pelle et cagades d'arbitres en veux-tu en voilà, le continent africain semble avoir ouvert une école de cirque pour joueurs de football. Sans parler des pelouses s'apparantant davantage à des terrains vagues ou au Stade Louis II.
Parmi les favoris, nous attendions tous les performances de Didier Drogba a.k.a. Kinder Bueno et de Samuel Eto'o fils de Dieu. Inutile de dire que nous fumes particulièrement déçus.
Pour exemple, Drogbiche n'a inscrit qu'un seul petit but durant la compétition. A sa décharge, il faut préciser que la Côte d'Ivoire a joué un match en moins en phase de groupe, en raison du forfait incompréhensible du Togo deux jours avant la cérémonie d'ouverture. Il paraît que leur bus aurait eu un problème à la frontière de l'Angola et de la République Démocratique (ah ah ah!) du Congo. Encore un problème de drogue ou de sans papier. De toute façon avec les Noirs, on sait toujours comment ça finit hein (sources: Jean-Pierre Pernaut and Eric Judas Besson inc.).
Quant à Saméto (copyright Christian Jeanpierre), il n'a pas réussi à porter son équipe comme il le fit en 2008. Néanmoins, il est heureux de préciser que le sélectionneur camerounais est Paul le Guen, célèbre pour ses exploits à la tête du PSG pendant 2 saisons.

Venons-en à présent à votre questionnement de manière plus approfondie.
Alors qu'elle semblaient amoindries par l'absence du Golgoth Mickaël Essien et par plusieurs autres cadres, les Black Stars ghanéennes sont parvenues dans le dernier carré de cette CAN en éliminant en quart de finale les Palancas Negras angolaises (sorte d'antilope; des amis du Bouchonnois m'ont certifié que -je cite- c'est bon à becqueter). Dégager le pays organisateur est une performance notoire, assez rare à ce stade de la compétition. L'exploit est d'autant plus remarcable que le Ghana joue avec des minots champions des U20 en 2009. En même temps, quand on voit qu'Andre Ayew est titulaire à la CAN mais qu'il cire le banc d'Arles en Ligue 2, cela laisse présager du niveau du rassemblement continental eu égard à la qualité intrinsèque des contrées représentées (Pape Diouf est consultant pour Orange alors, forcément, ça déteint sur tout le monde).
Lors de ce match couperêt, l'unique pion de la partie fut inscrit par le Rennais pas khéné Gyan. Par conséquent, nous pouvons affirmé que oui, Georges Brassens peut être fier de la CAN de Gyan. Il se murmure même dans les travées des stades angolais, que le célèbre chanteur à moustache assurera la partie musicale de la cérémonie de clôture aux côtés de Lady Gogol.

Cependant, la condition sine qua non à une telle participation est que le Ghana joue la finale. Il faudra donc passer sur le corps des Medium Eagles nigérians en demi (je sais, on dit Super Eagles mais, vu le match tout pourri qu'ils ont fait face à la Zambie, Medium semble plus approprié). Manque de chance, Taiwo devrait être sur le banc et Apam sera suspendu, ce qui augmente considérablement les chances nigérianes (environ 25%).

Enfin, en tant que médecin du bon goût et de la castagne nature, je tiens à adresser mes félicitations au sélectionneur français de la Zambie Hervé "Bertrand" Renard. Franchement, se pointer à un match en petite chemise blanche cintrée Celio négligemment ouverte jusqu'au 3ème bouton (un hommage à Tony Montana ou Franck Dubosc semble-t-il) avec le jean fashion qui fait bien, c'est la classe internationale. Si les Chipolopolos ont été refoulés du dernier carré, ils peuvent se féliciter que leur coach puisse entrer dans tous les carrés VIP parigots. De plus, son interprétation de Taxi Driver en conf' de presse après l'élmination est un petit bijou que ne renierait pas l'Actor Studio. Le journaliste zambien n'a pas demandé son reste. "Petite tarlouze!" Vous faites quoi ici Monsieur Nicollin? Veuillez l'excuser, depuis qu'il est rentré de Montpellier à cheval, il a des problèmes, ce bon Loulou aurait des problèmes de digestion. Un crocodile enragé qui aurait des difficultés à passer selon nos analyses (source: Ricoune international).

La clinique et son département musicologie sont ouverts 24/7. Pour tout séjour dans notre prestigieuse institution de plus de 3 semaines, un CD "Georges Brassens et 2Pac chantent One Two Three Viva l'Algérie" vous sera offert moyennant supplément. La cellule capitonnée est de série.

Bien à vous,

Docteur Cuauhtemoc Garrincha.

lundi 25 janvier 2010

Top players de la semaine

Dida: dans la liste grâce à sa parade irréelle sur une frappe à bout portant de Sneijder dans le derby de la petite Madonne.

Julio Cesar: "Avé César, celui qui a loupé son péno te salue!" Ronnie de Assis n°80, AC Milan.

Daniel Alves: le Brésil est bordé quand même. Dani est de loin le meilleur latéral droit de Liga et il n'est que remplaçant de la Seleçao. Dunga a vraiment des problèmes de riches...

Riise: caution rouquemoute du week-end. Un but de Nordique pour couler Ferrara et la Juventus (plutôt la Vieillesse) de Turin. John Arne et Jérémy Mathieu le prouvent chaque semaine: pour faire un grand latéral gauche, il faut être roux. Le talent ne vient qu'après.

Sneijder: fuoriclasse tout simplement. Le peu de temps qu'il a passé sur la pelouse de Giuseppe Meazza fut un enchantement (j'ai eu de la chance, le streaming a laché juste après). Classe, conscient de sa supériorité technique et tactique, il se fait expulser après avoir chambré l'arbitre. N'oubliez jamais que le foie gras est toujours servi en premier!

Pandev: le transfert du mercato. Parti libre de la Lazio après un différent qui s'est achevé dans un prétoire romain dans le sang et les larmes (surtout pour Lotito président laziale), le Macédonien démontre déjà qu'il n'était pas surcoté. Avec Stankovic, Sneijder et Pandev, pas étonnant que Big Pat' ait plié les gaules.

Robben: vous prenez Ribéry, vous gardez le caractère de merde, vous ajoutez un visage de gamin qui vient de chouraver un Carambar et du talent et vous obtenez Arjen Robben. Libérateur face au Werder Bremen, le Batave est bien le patron du Bayern Munich. Ribéry fait impression, Robben est un impressionniste.

Rooney: 4 caramels au fond des bois de Hull City dont 3 dans les 10 dernières minutes. C'est sûr ça reste Hull, le club de Nanard Mendy et Daniel Cousin. Mais bon, on va pas renacler.

Milito: techniquement, Diego ne sera jamais Samuel Eto'o fils (de Dieu). Diego ne posera jamais pour des magazines ou dans des calbuts blancs. Mais quand un ballon s'aventure dans la surface de réparation sans garde rapprochée, Diego l'envoie au fond des filets. L'ouverture du score face au Milan fut une ogive croisée imprenable. Avec le retour de Sami, le duo fera mal aux défenses transalpines.

Cristiano Ronaldo: 2 buts pour que les supporters merengues l'aiment encore plus; un coup de coude dans la face d'un joueur Andalou pour que les autres le détestent encore plus. CR9 régale à chaque fois.

José Mourinho: fait la leçon à Leo, peste après les arbitres, chambre, harangue les foules tel un DJ un samedi soir au Queen. The Special One est génial, il vous déteste, et il vous le fait savoir!

Choa d'Arelate