Boaz Myhill: 20 secondes à jouer et Hull City obtiendra face à Arsenal un point précieux en vue du maintien; une frappe en bois d'un Gunner et un arrêt boxé du même acabit plus tard et Bendtner donne la victoire au Wenger masqué. Dans la foulée, l'entraîneur est viré et Hull retombe à la 19ème place de Premier League. Où sont le goudron et les plumes?
Valdés: deux arrêts à faire, un dans chaque mi-temps, histoire de rappeler que si le Barça l'emporte il n'y est pas toujours étranger. Il paraît qu'une place se libère à la Roja...
Mbia: la diva cameroun(i)aise est devenu le taulier du backfour marseillais mais veut tout de même jouer en 6 devant la défense alors qu'il est une banane à ce poste. Excédé de cette situation alors qu'une place est à pourvoir en défense centrale des Lions Indomptables pour le Mondial contrairement au milieu embouteillé, le Marseillais fait le mariole en conf' de presse le matin. Une mandale de Deschamps plus tard, il revient sur ses déclarations en début de soirée. Titulaire sur le banc dès Benfica? En même temps, on parle d'un gars qui voulait jouer en Equipe de France alors qu'il avait déjà une vingtaine de sélection avec le Cameroun...
Maduro: Marchena et Navarro absents dans le backfour valencian, le Mister ché Unaï Emery a dû titulariser le Batave dans l'axe. Les hinchas du Valencià avaient un sale pressentiment. Expulsé alors que le score n'était encore que de 1 à 0, il a parfaitement su répondre aux attentes placées en lui à tel point que son comparse Dealbert a semblé meilleur. Costaud le garçon.
Grygera: après avoir offert la victoire à Palerme 2 semaines auparavant grâce à une subtile passe en retrait trop molle, après avoir engueulé son gardien coupable, selon lui, d'avoir manqué de promptitude, le Tchèque a remis le couvert face à Sienne lanterne rouge de Serie A. A ce moment, la Juventus menait 3-0. Score final 3-3. Cet homme est un génie.
Muntari: dans la catégorie bourrins de course, le Ghanéen se pose là. En 4 matches joués face à Catane, il a été expulsé 3 fois. Un record a été battu vendredi puisque le Black Star a réussi l'exceptionnelle performance de rentrer sur la pelouse et de prendre 2 cartons jaunes en 1 minute montre en main. Ce que l'on appelle un coaching gagnant.
Robben: amis routard, l'Académie des Lettres bavaroises vient d'accepter l'entrée d'un nouveau mot dans le patois local. Désormais, Sauveur pourra se dire Arjen Robben. C'est pas avec ça que tu pourras encaper une Bavaroise mais tu gagneras sûrement une chope de bière. C'est déjà ça.
Malouda: 2 passes déc', un pion et une standing ovation de Standford Bridge, ne cherchez plus le titulaire côté gauche pour le Mondial, il vient de Guyane.
Mascara: big up pour le Sicilien auteur du sublime Panenka devant Julio Cesar. Première victoire de Catania face à l'Internazionale depuis 4 décennies, ça méritait bien une figure de style.
Higuain: le goleador des matches à 2 pesetas a refrappé avec un triplé face à Valladollid. De nouveau pote(au) avec Cricri Ronaldo, l'Albiceleste remet la tête de la Benz' au fond du trou.
Rooney: Fulham avait battu MU lors du match aller à Craven Cottage. Wazza n'a pas oublié. Un doublé dans l'escarcelle du futur Ballon d'Or 2010. Rien que du très banal en définitive.
Messi: un hat-trick pour La Pulga du Barça il faut dire bien aidé par la défense pourlingue du Valencià. Crochets supersoniques, arabesques enroulés du pied gauche, pichenette du droit, Leo a tout fait aux Blanquinegros sur la pelouse du Camp Nou.
S.Marveaux: certainement dans le Top 5 des meilleurs joueurs de L1 cette saison. Si seulement il ne jouait pas à Rennes...
Del Piero: 300ème et 301ème but sous les couleurs de la Vieille Dame. Que dire de plus?
Henry: Titi a joué 45 minutes et plutôt bien en position d'avant-centre. En France, tout le monde sort que c'est le retour de l'Anaconda et que c'est grâce à lui que le Barça s'en est sorti. Vu l'opposition, on ne va pas s'enflammer tout de suite. Rassurant néanmoins.
Bendtner: un triplé en Champion's et un but décisif face à Hull, le Danois est aussi dégueulasse à voir jouer que son numéro 52 le laisse présager. L'efficacité au détriment du style, beaucoup en ont fait un fonds de commerce après tout.
Ghezzal: premier doublé en Serie A pour le Fennec et face à la Juventus s'il vous plaît. Sienne peut à nouveau rêver d'un maintien encore inespéré il y a un mois.
Zigic: pour ceux qui en doutaient encore, le Serbe est l'attaquant le plus ignoble de la Liga. Son duel face à Valdès en témoigne, Nikola est une chèvre. En même temps, jouer attaquant de pointe dans un club comme Valencià et avoir de tels pieds carrés, ça inspire le respect.
Lucarelli: un triplé face à la Roma pour le légendaire n°99 du Livorno. Il pourra se vanter d'avoir tué tout espoir de Scudetto pour la Louve cette saison. Qu'on se le dise, le vrai Cristiano joue en Toscane.
Cesc Romero
lundi 15 mars 2010
dimanche 14 mars 2010
C'est arrivé près de chez toi.
La fin de saison approche et, excepté en France, la liste des prétendants au sacre dans les championnats européens majeurs fond comme des rillettes sur un radiateur. C'est arrivé près de chez toi ouais presque sous ton nez, cesse de faire cet air étonné pas le moment d'abandonner (copyright NTM).
En France, les leaders n'arrivent plus à l'emporter. Hormis Lille terrible vainqueur de Grenoble 1-0, Bordeaux, Lyon, Marseille, Montpellier et Auxerre n'ont empoché qu'un seul point. La palme du sur-place revient à l'OM coupable d'avoir paumé 2 points dimanche dernier face à Lorient, les Phocéens ont à nouveau manqué le coche face au TFC alors qu'ils menaient au score. La confrontation OM/OL la semaine prochaine sera sans aucun doute déterminante dans l'attribution du titre dans la mesure où les Girondins prennent un malin plaisir à stagner.
En Albion, Rooney a fait parler la poudre en inscrivant un doublé face à Fulham. Depuis janvier, Wazza a inscrit la bagatelle de 17 pions en 15 matches. Malgré un début de saison quelque peu poussif, MU est en tête de la Premier League avec 2 points d'avance sur Chelsea brillant vainqueur 4-1 de West Ham avec un Malouda on fire. De son côté, Arsenal a réussi à choper 3 points dans le money time face à Hull City par l'intermédiaire de Bendtner l'armoire danoise qui a clôturé sa semaine avec 4 billes au compteur. Malgré leur incapacité à tenir tête plus d'une mi-temps face à Chelsea ou Manchester United, les Gunners sont partis pour remporter le championnat avec une équipe de pré-pubères.
En Allemagne, le Bayer Leverkusen a remporté le choc de la journée face à Hambourg 4-2. Malgré sa réputation de loser qui lui colle à la peau, Leverkusen tient toujours tête au Bayern Munich pour la deuxième fois de la semaine sauvée par Sa Sainteté Arjen Robben indiscutable meilleur joueur de la Bundeliga avec Kiessling du Bayer. Avec un club qualifié en quart de Champion's et 3 autres en huitième d'Europa League, cette saison est celle de l'Allemagne.
En Espagne, le Real Madrid a su se relever de l'humiliation face à Lyon en étrillant Valladollid 4-1 avec un coup franc direct de Cricri Ronaldo et un triplé de Pipita Higuain. Et comme les Merengues savent tout mieux faire que les autres, c'est Albiol qui a inscrit tout seul comme un grand le but de l'adversaire.
Le choc de la journée entre Barcelone et Valencia n'a duré qu'une mi-temps. Durant 45 minutes, les Chés ont fait déjoué le champion d'Europe, se procurant quelques occasions sans conclure. Puis Pep Guardiola a lancé Titi Henry et la physionomie de la partie a radicalement changé. Evidemment, Leo Messi a mis la misère à toute l'arrière-garde valencienne et a inscrit un hat trick. Les absences conjuguées de Villa, Mata, Mathieu et Marchena on été trop lourdes à compenser. Mention spéciale pour Zigic qui a copieusement mangé la feuille face à Valdés alors que le score était de 1-0 ainsi que pour Maduro catastrophique comme prévu et expulsé juste avant le deuxième pion de la Pulga.
En Italie, l'Inter s'est fait plié par Catane pour la première fois depuis 4 décennies. La Panenka de Mascara fut le sommet de la rouste 3-1 infligée par les Siciliens. A cause de cette défaite, l'Inter du Mou voit revenir à toute berzingue le Milan de Leonardo vainqueur dans les arrêts de jeu du Chievo Verona grâce à une praline stratosphérique de Clarence Seedorf, l'homme qui a un cuistot à service 24/24 pour lui cuisiner des sandwiches jambon/fromage. Enfin, la Roma a dit adieu au Scudetto en faisant match nul face à Livorno 3-3, la faute à un Cristiano Lucarelli de gala hauteur d'un triplé. C'est désormais officiel, le n°99 du Livorno est éternel.
Francesco della Nuejouls
En France, les leaders n'arrivent plus à l'emporter. Hormis Lille terrible vainqueur de Grenoble 1-0, Bordeaux, Lyon, Marseille, Montpellier et Auxerre n'ont empoché qu'un seul point. La palme du sur-place revient à l'OM coupable d'avoir paumé 2 points dimanche dernier face à Lorient, les Phocéens ont à nouveau manqué le coche face au TFC alors qu'ils menaient au score. La confrontation OM/OL la semaine prochaine sera sans aucun doute déterminante dans l'attribution du titre dans la mesure où les Girondins prennent un malin plaisir à stagner.
En Albion, Rooney a fait parler la poudre en inscrivant un doublé face à Fulham. Depuis janvier, Wazza a inscrit la bagatelle de 17 pions en 15 matches. Malgré un début de saison quelque peu poussif, MU est en tête de la Premier League avec 2 points d'avance sur Chelsea brillant vainqueur 4-1 de West Ham avec un Malouda on fire. De son côté, Arsenal a réussi à choper 3 points dans le money time face à Hull City par l'intermédiaire de Bendtner l'armoire danoise qui a clôturé sa semaine avec 4 billes au compteur. Malgré leur incapacité à tenir tête plus d'une mi-temps face à Chelsea ou Manchester United, les Gunners sont partis pour remporter le championnat avec une équipe de pré-pubères.
En Allemagne, le Bayer Leverkusen a remporté le choc de la journée face à Hambourg 4-2. Malgré sa réputation de loser qui lui colle à la peau, Leverkusen tient toujours tête au Bayern Munich pour la deuxième fois de la semaine sauvée par Sa Sainteté Arjen Robben indiscutable meilleur joueur de la Bundeliga avec Kiessling du Bayer. Avec un club qualifié en quart de Champion's et 3 autres en huitième d'Europa League, cette saison est celle de l'Allemagne.
En Espagne, le Real Madrid a su se relever de l'humiliation face à Lyon en étrillant Valladollid 4-1 avec un coup franc direct de Cricri Ronaldo et un triplé de Pipita Higuain. Et comme les Merengues savent tout mieux faire que les autres, c'est Albiol qui a inscrit tout seul comme un grand le but de l'adversaire.
Le choc de la journée entre Barcelone et Valencia n'a duré qu'une mi-temps. Durant 45 minutes, les Chés ont fait déjoué le champion d'Europe, se procurant quelques occasions sans conclure. Puis Pep Guardiola a lancé Titi Henry et la physionomie de la partie a radicalement changé. Evidemment, Leo Messi a mis la misère à toute l'arrière-garde valencienne et a inscrit un hat trick. Les absences conjuguées de Villa, Mata, Mathieu et Marchena on été trop lourdes à compenser. Mention spéciale pour Zigic qui a copieusement mangé la feuille face à Valdés alors que le score était de 1-0 ainsi que pour Maduro catastrophique comme prévu et expulsé juste avant le deuxième pion de la Pulga.
En Italie, l'Inter s'est fait plié par Catane pour la première fois depuis 4 décennies. La Panenka de Mascara fut le sommet de la rouste 3-1 infligée par les Siciliens. A cause de cette défaite, l'Inter du Mou voit revenir à toute berzingue le Milan de Leonardo vainqueur dans les arrêts de jeu du Chievo Verona grâce à une praline stratosphérique de Clarence Seedorf, l'homme qui a un cuistot à service 24/24 pour lui cuisiner des sandwiches jambon/fromage. Enfin, la Roma a dit adieu au Scudetto en faisant match nul face à Livorno 3-3, la faute à un Cristiano Lucarelli de gala hauteur d'un triplé. C'est désormais officiel, le n°99 du Livorno est éternel.
Francesco della Nuejouls
jeudi 11 mars 2010
Marseille en position favorable
Le retour de l'OM au Stadio de la Luz ne fut certainement pas aussi mythique que le match de 1990. Néanmoins, le Benfica a bien failli jouer un sale tour. Sans le premier but de la tête de Ben Arfa depuis la catégorie benjamin à l'orée des arrêts de jeu, Marseille serait rentré à la maison avec un violent goût de frustration dans la bouche.
La première demi-heure fut exclusivement à l'avantage des Olympiens. Alertes, remuants, les hommes de Deschamps posaient d'énormes problèmes aux Benfiquistes. Seulement, les Phocéens mangeaient copieusement la feuille notamment Lucho (rebaptisé désormais Louche-oh!) et Brandao. Le genre de ratés qui donne souvent des regrets... Durant les 15 dernières minutes, les Lisboètes déployaient enfin leur jeu offensif avec son trident argentin Aimar/Di Maria/Saviola. Mandanda faisait le boulot avec fermeté sur une frappe enroulée de l'ancien Valencian.
A la pause, les Marseillais se demandaient bien comment ils avaient fait pour rentrer aux vestiaires sans un avantage conséquent au tableau d'affichage.
A dire vrai, on ne se croyait que moyennement dans un match de Coupe d'Europe, fut-il de C3. Les deux équipes jouaient sur un faux rythme et ne parvenaient pas à débloquer leur compteur. Ultra-dominateurs pendant la majeure partie du match (la tête piquée de Niang méritait meilleur sort), les Phocéens déchantèrent à l'arrivée de l'invité surprise, j'ai nommé Son Altesse le But de Merde. Sur un arrêt au sol a priori anodin, Steve Mandanda relâcha le ballon dans les cannes de Maxi Pereira qui poussait la gonfle au fond des bois. De la même manière que face à Lorient samedi dernier, Marseille se faisait cueillir bêtement. Le Benfica poursuivait l'effort dans la foulée avec une praline de Ramires sur la barre effleurée ce qu'il faut par un Mandanda retrouvé.
La partie s'achevait et Deschamps grinçait des dents. C'est alors que sur un centre de Bonnard, Hatem Ben Arfa plaça sa ganache pour offrir enfin un avantage considérable à l'OM dans l'optique du match retour la semaine prochaine.
Au chapitre des bonnes nouvelles, on retiendra évidemment la prestation de Lucho que l'air lusitanien a revigoré. De la même manière, Laurent Bonnard a retrouvé de bonnes jambes, surtout depuis que les dirigeants ont entamé des discussions pour prolonger son contrat. Sinon, la rentrée de Valbuena ne fut pas vraiment concluante à l'image de Ben Arfa tous deux partant trop souvent dans des dribbles stériles et pourtant à l'origine et à la conclusion de l'égalisation salvatrice.
Côté Benfica, si Di Maria a confirmé par instants pourquoi il était titulaire avec l'Albiceleste, la révélation est sans conteste le défenseur brésilien David Luiz, parfait de bout en bout aux côté de Luisao le sosie officiel de Sammy Traoré. Une bonne idée cadeau pour Didier Deschamps pour la saison prochaine, même si les cadors européens seraient déjà sur le coup.
Avec ce but inscrit à l'arraché, Marseille aborde le match en retour dans une posture idéale. Cependant, il faudra être parfait et ne pas commettre de bourde comme ce soir car Benfica a les armes pour les faire payer comptant.
Francesco della Nuejouls
La première demi-heure fut exclusivement à l'avantage des Olympiens. Alertes, remuants, les hommes de Deschamps posaient d'énormes problèmes aux Benfiquistes. Seulement, les Phocéens mangeaient copieusement la feuille notamment Lucho (rebaptisé désormais Louche-oh!) et Brandao. Le genre de ratés qui donne souvent des regrets... Durant les 15 dernières minutes, les Lisboètes déployaient enfin leur jeu offensif avec son trident argentin Aimar/Di Maria/Saviola. Mandanda faisait le boulot avec fermeté sur une frappe enroulée de l'ancien Valencian.
A la pause, les Marseillais se demandaient bien comment ils avaient fait pour rentrer aux vestiaires sans un avantage conséquent au tableau d'affichage.
A dire vrai, on ne se croyait que moyennement dans un match de Coupe d'Europe, fut-il de C3. Les deux équipes jouaient sur un faux rythme et ne parvenaient pas à débloquer leur compteur. Ultra-dominateurs pendant la majeure partie du match (la tête piquée de Niang méritait meilleur sort), les Phocéens déchantèrent à l'arrivée de l'invité surprise, j'ai nommé Son Altesse le But de Merde. Sur un arrêt au sol a priori anodin, Steve Mandanda relâcha le ballon dans les cannes de Maxi Pereira qui poussait la gonfle au fond des bois. De la même manière que face à Lorient samedi dernier, Marseille se faisait cueillir bêtement. Le Benfica poursuivait l'effort dans la foulée avec une praline de Ramires sur la barre effleurée ce qu'il faut par un Mandanda retrouvé.
La partie s'achevait et Deschamps grinçait des dents. C'est alors que sur un centre de Bonnard, Hatem Ben Arfa plaça sa ganache pour offrir enfin un avantage considérable à l'OM dans l'optique du match retour la semaine prochaine.
Au chapitre des bonnes nouvelles, on retiendra évidemment la prestation de Lucho que l'air lusitanien a revigoré. De la même manière, Laurent Bonnard a retrouvé de bonnes jambes, surtout depuis que les dirigeants ont entamé des discussions pour prolonger son contrat. Sinon, la rentrée de Valbuena ne fut pas vraiment concluante à l'image de Ben Arfa tous deux partant trop souvent dans des dribbles stériles et pourtant à l'origine et à la conclusion de l'égalisation salvatrice.
Côté Benfica, si Di Maria a confirmé par instants pourquoi il était titulaire avec l'Albiceleste, la révélation est sans conteste le défenseur brésilien David Luiz, parfait de bout en bout aux côté de Luisao le sosie officiel de Sammy Traoré. Une bonne idée cadeau pour Didier Deschamps pour la saison prochaine, même si les cadors européens seraient déjà sur le coup.
Avec ce but inscrit à l'arraché, Marseille aborde le match en retour dans une posture idéale. Cependant, il faudra être parfait et ne pas commettre de bourde comme ce soir car Benfica a les armes pour les faire payer comptant.
Francesco della Nuejouls
mercredi 10 mars 2010
Galactiques 2.0 RIP
Nous venons d'apprendre à 22h45 le décès du Projet Galactique du Real Madrid dans un accident de la circulation à l'Estadio Santiago Bernabeu. Selon les témoins sur place, l'enfant de Florentino Perez aurait implosé à la 77ème minute du match retour des huitièmes de finale de la Champion's League. Nous adressons toutes nos condoléances au papa et aux socios en état de choc.
Depuis dimanche soir, les Merengues pseudo-galactiques fanfaronnaient, tentaient de se convaincre en se bourrant le caleçon de coton qu'ils mettraient une avoinée des familles au nain lyonnais. Ben maintenant tu as l'air fin Ramos! Tous les millions déboursés par Perez pour s'acheter une équipe de mercenaires certes talentueux n'ont servi à rien. Là où la première version des Galactiques avait atteint le Graal en remportant la Champion's en 2002. Les successeurs des Zidane and co. se sont lamentablement étalés dans leur jardin de Santiago Bernabeu.
Pourtant à la fin de la première mi-temps, bien malin celui qui aurait misé sur une qualification lyonnaise tant les Madrilènes avaient dominés dans le jeu. Impressionnant par sa grinta, Cristiano Ronaldo démontrait pourquoi il était le transfert le plus onéreux de l'Histoire. Dès la 6ème minute, il passait le ballon sous les guiboles d'Hugo Lloris. Sa frappe du gauche millimétrée sonnait déjà le glas des espoirs et velléités rhôdaniennes. La fessée annoncée allait avoir lieu. La soirée des Puel boys allait être longue semblait-il.
A quoi tient le sort d'un match? A un poteau certainement. Comment Higuain a-t-il pu manquer le cadre après avoir dribblé Lloris? Car ne nous y trompons pas: à 2-0 au bout de 20 minutes, les fesses lyonnaises auraient servi d'exutoire aux hommes de Pellegrini. Au lieu de cela et malgré une dominance outrancière de la Casa Blanca, les Lyonnais parvenaient tant bien que mal à l'heure des citrons avec seulement 1 but de retard. Mine de rien, Lyon n'était pas éliminé mais ce n'était qu'une question de temps pour des Meringues (beaucoup trop) sûres d'elles.
A quoi tient le sort d'un match? A une blessure de Boumsong et à un non-match de Makoun. Contraint d'opérer un double changement à la mi-temps, Puel dut replacer Toulalan en défense centrale. Gonalons et Källström (on dit Chèlstreum for God sake!) avaient quant à eux la lourde tâche de réveiller le midfield lyonnais totalement submergé par l'activité de Guti et Granero.
Au lieu d'achever son adversaire dès l'entame du second acte, le Real Madrid laissa les coéquipiers de Cris retrouver leur souffle. Mieux, Chelito Delgado, le fou qui avait osé proclamer que l'OL était le favori de la confrontation, retrouvait ses jambes et Govou se rappelait qu'il était international. Ces entrées conjuguées apportèrent davantage de technique, de fluidité mais également d'aggressivité dans l'entrejeu rhôdanien. Et ô miracle, ce sont les cols blancs qui dévissèrent, lâchant prise irrémédiablement! Le travail de sape de Lisandro sans cesse au pressing portait ses fruits. Albiol et Garay pourront toujours porter plaite contre harcèlement dans le commissariat le plus proche.
L'égalisation, inéluctable, intervint à la 77ème minute, par l'intermédiaire de Miralem Pjanic, que la postérité retiendra alors que son match fut très en deçà de ses capacités. La défense madridiste, régulièrment sujette à caution ne fut pas au-dessus de tout soupçon sans parler de Casillas en complète chute libre depuis quelques temps.
La fin de match fut étrangement relax. Pis, Lisandro se permettait de manger une occasion énorme d'humilier davantage le club aux 9 C1 en voulant emplâtrer les bois de Casillas.e Jamais les Madrilènes ne donnèrent l'impression de se sortir les tripes pour revenir dans la partie. Lyon n'est peut-être pas un grand d'Europe mais ce soir la plus belle équipe avait un col bleu. Tout un symbole car si on regarde la feuille de match, on peut se demander comment de tels individualités ont pu commettre à deux reprises un tel péché d'orgueil. L'abnégation lyonnaise a payé et c'est avec certainement son équipe la plus faible depuis 10 ans que l'OL a enfin réalisé "son" exploit européen.
Au moment où Florentino Perez s'étouffait avec ses billets verts et son arrogance, Sir Alex Ferguson et Manchester United venaient d'infliger une véritable correction au Milan (4-0). Si Cristiano Ronaldo est un fuoriclasse, le meilleur joueur du monde actuellement est sans conteste Wayne Rooney.
Là où l'Espagnol a acheté de manière compulsive et frénétique, le vieil Ecossais a une nouvelle fois donné une grande leçon d'intelligence et de stratégie au monde du football. Le futur Ballon d'Or joue toujours à Old Trafford, est qualifié en quart de Champion's et en plus, le club a empoché 94 millions d'Euro. Voici une belle leçon à méditer pour l'entrepreneur espagnol: on ne la fait pas à Sir Alex; à la fin c'est toujours lui qui gagne!
Sevré d'exploit depuis l'épopée monégasque, le football français retrouve des couleurs sur la scène continentale. Le chemin est encore pour Lyon mais pour une fois, cela fait du bien quand un club hexagonal terrasse un ogre du football. A Bordeaux et Marseille de s'en inspirer désormais lors des prochaines joutes européennes.
Cesc Romero
Depuis dimanche soir, les Merengues pseudo-galactiques fanfaronnaient, tentaient de se convaincre en se bourrant le caleçon de coton qu'ils mettraient une avoinée des familles au nain lyonnais. Ben maintenant tu as l'air fin Ramos! Tous les millions déboursés par Perez pour s'acheter une équipe de mercenaires certes talentueux n'ont servi à rien. Là où la première version des Galactiques avait atteint le Graal en remportant la Champion's en 2002. Les successeurs des Zidane and co. se sont lamentablement étalés dans leur jardin de Santiago Bernabeu.
Pourtant à la fin de la première mi-temps, bien malin celui qui aurait misé sur une qualification lyonnaise tant les Madrilènes avaient dominés dans le jeu. Impressionnant par sa grinta, Cristiano Ronaldo démontrait pourquoi il était le transfert le plus onéreux de l'Histoire. Dès la 6ème minute, il passait le ballon sous les guiboles d'Hugo Lloris. Sa frappe du gauche millimétrée sonnait déjà le glas des espoirs et velléités rhôdaniennes. La fessée annoncée allait avoir lieu. La soirée des Puel boys allait être longue semblait-il.
A quoi tient le sort d'un match? A un poteau certainement. Comment Higuain a-t-il pu manquer le cadre après avoir dribblé Lloris? Car ne nous y trompons pas: à 2-0 au bout de 20 minutes, les fesses lyonnaises auraient servi d'exutoire aux hommes de Pellegrini. Au lieu de cela et malgré une dominance outrancière de la Casa Blanca, les Lyonnais parvenaient tant bien que mal à l'heure des citrons avec seulement 1 but de retard. Mine de rien, Lyon n'était pas éliminé mais ce n'était qu'une question de temps pour des Meringues (beaucoup trop) sûres d'elles.
A quoi tient le sort d'un match? A une blessure de Boumsong et à un non-match de Makoun. Contraint d'opérer un double changement à la mi-temps, Puel dut replacer Toulalan en défense centrale. Gonalons et Källström (on dit Chèlstreum for God sake!) avaient quant à eux la lourde tâche de réveiller le midfield lyonnais totalement submergé par l'activité de Guti et Granero.
Au lieu d'achever son adversaire dès l'entame du second acte, le Real Madrid laissa les coéquipiers de Cris retrouver leur souffle. Mieux, Chelito Delgado, le fou qui avait osé proclamer que l'OL était le favori de la confrontation, retrouvait ses jambes et Govou se rappelait qu'il était international. Ces entrées conjuguées apportèrent davantage de technique, de fluidité mais également d'aggressivité dans l'entrejeu rhôdanien. Et ô miracle, ce sont les cols blancs qui dévissèrent, lâchant prise irrémédiablement! Le travail de sape de Lisandro sans cesse au pressing portait ses fruits. Albiol et Garay pourront toujours porter plaite contre harcèlement dans le commissariat le plus proche.
L'égalisation, inéluctable, intervint à la 77ème minute, par l'intermédiaire de Miralem Pjanic, que la postérité retiendra alors que son match fut très en deçà de ses capacités. La défense madridiste, régulièrment sujette à caution ne fut pas au-dessus de tout soupçon sans parler de Casillas en complète chute libre depuis quelques temps.
La fin de match fut étrangement relax. Pis, Lisandro se permettait de manger une occasion énorme d'humilier davantage le club aux 9 C1 en voulant emplâtrer les bois de Casillas.e Jamais les Madrilènes ne donnèrent l'impression de se sortir les tripes pour revenir dans la partie. Lyon n'est peut-être pas un grand d'Europe mais ce soir la plus belle équipe avait un col bleu. Tout un symbole car si on regarde la feuille de match, on peut se demander comment de tels individualités ont pu commettre à deux reprises un tel péché d'orgueil. L'abnégation lyonnaise a payé et c'est avec certainement son équipe la plus faible depuis 10 ans que l'OL a enfin réalisé "son" exploit européen.
Au moment où Florentino Perez s'étouffait avec ses billets verts et son arrogance, Sir Alex Ferguson et Manchester United venaient d'infliger une véritable correction au Milan (4-0). Si Cristiano Ronaldo est un fuoriclasse, le meilleur joueur du monde actuellement est sans conteste Wayne Rooney.
Là où l'Espagnol a acheté de manière compulsive et frénétique, le vieil Ecossais a une nouvelle fois donné une grande leçon d'intelligence et de stratégie au monde du football. Le futur Ballon d'Or joue toujours à Old Trafford, est qualifié en quart de Champion's et en plus, le club a empoché 94 millions d'Euro. Voici une belle leçon à méditer pour l'entrepreneur espagnol: on ne la fait pas à Sir Alex; à la fin c'est toujours lui qui gagne!
Sevré d'exploit depuis l'épopée monégasque, le football français retrouve des couleurs sur la scène continentale. Le chemin est encore pour Lyon mais pour une fois, cela fait du bien quand un club hexagonal terrasse un ogre du football. A Bordeaux et Marseille de s'en inspirer désormais lors des prochaines joutes européennes.
Cesc Romero
Tout à gagner rien à perdre
Une rouste, un retour de bâton après ce crime de lèse-majesté, un retour sur terre vitesse Mach 4. Depuis la victoire merengue face à Séville dimanche dernier, les Galactiques next gen' l'annoncent à qui veut l'entendre que le huitième de finale retour de Champion's face à Lyon ne sera qu'une formalité. Sauf que les Rhôdaniens ont un but d'avance et que rien de dit que le scénario du match à Bernabeu est déjà si bien écrit.
Reconnus pour leurs facultés footballistiques mais également pour l'excroissance de leur boîte crânienne, Guti et Sergio Ramos ont envoyé le bois en conf' de presse. Pas un grand d'Europe pour la Pucelle, 3-0 minimum pour le latéral peroxydé. Bref, les Meringues arrivent plein badin avec comme objectif ultime la finale de la Coupe aux Oreilles de Kaboré (copyright choa-garra-charrua inc.) qui se jouera à la maison faut-il encore le rappeler.
Toute l'Europe s'attend à une démonstration de la Casa Blanca, la même que tout le monde attendait au match aller d'ailleurs. Ce soir, c'est certain, Lyon jouera le rôle de faire-valoir. Humiliés qu'ils vont être les Aulas boys!
Malgré toutes les Cassandre qui annoncent la déculotté de l'année et même si le chat est maigre, voir marquer Lyon ce soir n'a rien d'une projection digne d'un roman de science fiction. Si l'attaque madrilène est redoutable, on ne peut guère dire la même chose du backfour. Surtout, les Lyonnais devront parfaitement frapper leurs coups de pieds arrêtés pour mettre en danger un Casillas plus tout à fait San Iker depuis le passage à la nouvelle décennie.
Ce soir sur la pelouse du Santiago Bernabeu, les Lyonnais auront l'avantage d'évoluer sans pression. Ce sont eux les outsiders. De toute façon, les observateurs leur prédisent une branlée maison. Ils n'ont donc pas vraiment de crainte à avoir. Cependant, s'ils ont déjà fait trembler le colosse aux pieds d'argile il y a 3 semaines, ce but d'avance leur permet d'espérer entrer -enfin- dans l'Histoire de la Coupe d'Europe peu importe le jeu développé.
Enfin, il serait tellement jouissif (oui oui jouissif) de voir une équipe de mercenaires bâtie à coups de millions se faire éliminer à domicile dès les huitièmes de finale par la bande à... Boumsong!
Ce soir, les Lyonnais auront tout à gagner et rien à perdre. Ce ne sera pas franchement le cas des potes de Cristiano Ronaldo. Et si la version 2.0 des Galacticos mourrait ce soir?
Francesco della Nuejouls
Reconnus pour leurs facultés footballistiques mais également pour l'excroissance de leur boîte crânienne, Guti et Sergio Ramos ont envoyé le bois en conf' de presse. Pas un grand d'Europe pour la Pucelle, 3-0 minimum pour le latéral peroxydé. Bref, les Meringues arrivent plein badin avec comme objectif ultime la finale de la Coupe aux Oreilles de Kaboré (copyright choa-garra-charrua inc.) qui se jouera à la maison faut-il encore le rappeler.
Toute l'Europe s'attend à une démonstration de la Casa Blanca, la même que tout le monde attendait au match aller d'ailleurs. Ce soir, c'est certain, Lyon jouera le rôle de faire-valoir. Humiliés qu'ils vont être les Aulas boys!
Malgré toutes les Cassandre qui annoncent la déculotté de l'année et même si le chat est maigre, voir marquer Lyon ce soir n'a rien d'une projection digne d'un roman de science fiction. Si l'attaque madrilène est redoutable, on ne peut guère dire la même chose du backfour. Surtout, les Lyonnais devront parfaitement frapper leurs coups de pieds arrêtés pour mettre en danger un Casillas plus tout à fait San Iker depuis le passage à la nouvelle décennie.
Ce soir sur la pelouse du Santiago Bernabeu, les Lyonnais auront l'avantage d'évoluer sans pression. Ce sont eux les outsiders. De toute façon, les observateurs leur prédisent une branlée maison. Ils n'ont donc pas vraiment de crainte à avoir. Cependant, s'ils ont déjà fait trembler le colosse aux pieds d'argile il y a 3 semaines, ce but d'avance leur permet d'espérer entrer -enfin- dans l'Histoire de la Coupe d'Europe peu importe le jeu développé.
Enfin, il serait tellement jouissif (oui oui jouissif) de voir une équipe de mercenaires bâtie à coups de millions se faire éliminer à domicile dès les huitièmes de finale par la bande à... Boumsong!
Ce soir, les Lyonnais auront tout à gagner et rien à perdre. Ce ne sera pas franchement le cas des potes de Cristiano Ronaldo. Et si la version 2.0 des Galacticos mourrait ce soir?
Francesco della Nuejouls
mardi 9 mars 2010
Arsenal humilie le Porto
Sans Cesc Fabregas blessé, Arsène Wenger avait donné les clés du camion à Samir Nasri. Seul aux commandes du jeu des Gunners, l'international français a répondu présent en étant au centre de la démonstration des Londoniens de l'Est face au Porto désormais plus que l'ombre de l'équipe de la saison passée.
Pour comprendre une défaite d'une telle ampleur, en Champion's qui plus est, il faut en préambule se référer au classement des 2 équipes dans leur championnat domestique respectif. Après avoir pris des volées contre MU et Chelsea, Arsenal s'est refait la cerise lors du dernier mois avec 4 victoires consécutives face à seconds couteaux de Premier League. Le match de samedi face à Burnley avait permis à Samir Nasri de se remettre dans le sens de la marche.
A l'inverse, le Porto qui avait failli éliminer Manchester United sous les assauts conjugués de Lucho et Lisandro est en perte de vitesse comme en atteste le match nul de ce week-end en Super Liga face à Olhanense (2-2). Une contre-performance remarquée face au club qui sert de couveuse aux jeunes pousses du FCP et entraîné par un certain Jorge Costa figure emblématique du club bleu et blanc. Au classement, Porto est troisième à 11 points du leader Benfica.
D'emblée, Arsenal met une copieuse pression sur les bois de Helton. Après 10 minutes de domination outrancière, Bendtner ouvre la marque et se rachète des loupés énormes du week-end. Pourtant, on a l'impression que les Gunners ont marqué trop tôt. Le milieu portugais est déjà au-dessus de milieu anglais malgré la bonne entame de Diaby.
Certains joueurs lusitaniens se sentent d'humeur badine. A la 25ème minute, le côté droit du FCP se la raconte devant Alex Song, hésite à laisser sortir le ballon mais finalement tente une relance. Pas de bol, c'est en plein sur Arshavine, qui a retrouvé le bouton ON ce soir, qui déborde, centre sur Bendtner qui double la mise. Plus stupide comme but tu meurs. Cependant, Porto n'est qu'à un but de la prolongation et il reste 1 heure à jouer.
En deuxième mi-temps, Cristian Rodriguez ancien joueur du PSG fait son entrée sur la pelouse de l'Emirates Stadium. Si la défense portugaise est friable et que l'attaque est d'une faiblesse criante à un tel niveau, le milieu emmené par Raul Mereiles fait la loi dans l'entre-jeu. A tel point qu'on a du mal à croire que les Baby Gunners tiendront tout le reste du match. A l'heure de jeu, Rosicky sort au profit d'Eboué justement dans le but de stopper l'hémorragie. Sur un corner, le FCP est à deux doigts de traduire cette domination mais Nasri supplée Almunia au second poteau. C'est le tournant du match.
Car ensuite, Arsenal fait ce qu'il lui fait souvent défaut dans les grands rendez-vous: agir en tueurs. Au terme d'un slalom hallucinant au coeur de la défense du Porto, Samir Nasri inscrit ce qui sera peut-être le but de l'année (64ème). On se demande encore comment, à ce niveau de compétition, la défense portugaise a pu laisser passer le joueur sans rien tenter pour l'arrêter.
Dans la foulée, Arshavine contre à vitesse grand V, lance Eboué qui dribble Helton et pousse la gonfle au fond des bois (66ème). Porto peut chanter le fado.
Dans les arrêts de jeu, Bendtner transforme un penalty histoire de passer une manita aux Lusitaniens.
Le plus surprenant dans cette partie c'est que Porto a dominé la bataille du milieu mais a pâti de la faiblesse de ses attaquants, notamment Hulk, incapable de se créer une seule occasion valable malgré la dizaine de ballons qu'il reçut. Les départs du maître à jouer Lucho et du buteur Lisandro n'ont pas été remplacé et cela se ressent sur la prestation globale du FCP. A l'inverse, Arsenal l'a emporté en étant ultra-réaliste ce qui était sa principale faiblesse en février face à Chelsea, MU et Aston Villa.
Enfin, Samir Nasri a fait oublier le temps d'une soirée Cesc Fabregas dans l'axe. Considérant sa qualité de passe, il est évident que Nasri est un joueur d'axe pur et en aucun cas un joueur de couloir où il est aussi efficace qu'un tueur avec un cure-dent. Cependant, il semble peu probable voire complètement impossible que Wenger sacrifiera le Catalan pour la fin de saison. Et vu la difficulté des demis défensifs ce soir, il est difficilement envisageable de le voir reculer d'un cran étant donné ses lacune défensives. Malgré tout, et en dépit du match énorme qu'il vient de réaliser, il faut savoir replacer ce match dans son contexte (ah! Laurent Blanc sort de mon corps!). Le Porto était d'une extrême faiblesse, totalement incapable de concrétiser ses temps forts. La défense portugaise a laissé le Français combiner à loisir avec Arshavine et Bendtner. Surtout, il faudra que Nasri gagne en régularité car son dernier grand match date de 2008 face à MU. La force d'un Fabregas se situe justement dans sa faculté à réaliser des performances de qualité toutes les semaines. Alors, rendez-vous la semaine prochaine ou ... en 2012!
PS: je dédie ce papier à Frédéric avec qui je me suis écharpé la semaine dernière au sujet de Nasri. L'anti-Arsenal que je suis l'a en traviole ce soir je dois bien l'avouer. Mais je sais aussi reconnaître les grands matches quelle que soit l'équipe qui le réalise. Au fait Fred, tu as la bise de Sid Govou!
Choa d'Arelate
Pour comprendre une défaite d'une telle ampleur, en Champion's qui plus est, il faut en préambule se référer au classement des 2 équipes dans leur championnat domestique respectif. Après avoir pris des volées contre MU et Chelsea, Arsenal s'est refait la cerise lors du dernier mois avec 4 victoires consécutives face à seconds couteaux de Premier League. Le match de samedi face à Burnley avait permis à Samir Nasri de se remettre dans le sens de la marche.
A l'inverse, le Porto qui avait failli éliminer Manchester United sous les assauts conjugués de Lucho et Lisandro est en perte de vitesse comme en atteste le match nul de ce week-end en Super Liga face à Olhanense (2-2). Une contre-performance remarquée face au club qui sert de couveuse aux jeunes pousses du FCP et entraîné par un certain Jorge Costa figure emblématique du club bleu et blanc. Au classement, Porto est troisième à 11 points du leader Benfica.
D'emblée, Arsenal met une copieuse pression sur les bois de Helton. Après 10 minutes de domination outrancière, Bendtner ouvre la marque et se rachète des loupés énormes du week-end. Pourtant, on a l'impression que les Gunners ont marqué trop tôt. Le milieu portugais est déjà au-dessus de milieu anglais malgré la bonne entame de Diaby.
Certains joueurs lusitaniens se sentent d'humeur badine. A la 25ème minute, le côté droit du FCP se la raconte devant Alex Song, hésite à laisser sortir le ballon mais finalement tente une relance. Pas de bol, c'est en plein sur Arshavine, qui a retrouvé le bouton ON ce soir, qui déborde, centre sur Bendtner qui double la mise. Plus stupide comme but tu meurs. Cependant, Porto n'est qu'à un but de la prolongation et il reste 1 heure à jouer.
En deuxième mi-temps, Cristian Rodriguez ancien joueur du PSG fait son entrée sur la pelouse de l'Emirates Stadium. Si la défense portugaise est friable et que l'attaque est d'une faiblesse criante à un tel niveau, le milieu emmené par Raul Mereiles fait la loi dans l'entre-jeu. A tel point qu'on a du mal à croire que les Baby Gunners tiendront tout le reste du match. A l'heure de jeu, Rosicky sort au profit d'Eboué justement dans le but de stopper l'hémorragie. Sur un corner, le FCP est à deux doigts de traduire cette domination mais Nasri supplée Almunia au second poteau. C'est le tournant du match.
Car ensuite, Arsenal fait ce qu'il lui fait souvent défaut dans les grands rendez-vous: agir en tueurs. Au terme d'un slalom hallucinant au coeur de la défense du Porto, Samir Nasri inscrit ce qui sera peut-être le but de l'année (64ème). On se demande encore comment, à ce niveau de compétition, la défense portugaise a pu laisser passer le joueur sans rien tenter pour l'arrêter.
Dans la foulée, Arshavine contre à vitesse grand V, lance Eboué qui dribble Helton et pousse la gonfle au fond des bois (66ème). Porto peut chanter le fado.
Dans les arrêts de jeu, Bendtner transforme un penalty histoire de passer une manita aux Lusitaniens.
Le plus surprenant dans cette partie c'est que Porto a dominé la bataille du milieu mais a pâti de la faiblesse de ses attaquants, notamment Hulk, incapable de se créer une seule occasion valable malgré la dizaine de ballons qu'il reçut. Les départs du maître à jouer Lucho et du buteur Lisandro n'ont pas été remplacé et cela se ressent sur la prestation globale du FCP. A l'inverse, Arsenal l'a emporté en étant ultra-réaliste ce qui était sa principale faiblesse en février face à Chelsea, MU et Aston Villa.
Enfin, Samir Nasri a fait oublier le temps d'une soirée Cesc Fabregas dans l'axe. Considérant sa qualité de passe, il est évident que Nasri est un joueur d'axe pur et en aucun cas un joueur de couloir où il est aussi efficace qu'un tueur avec un cure-dent. Cependant, il semble peu probable voire complètement impossible que Wenger sacrifiera le Catalan pour la fin de saison. Et vu la difficulté des demis défensifs ce soir, il est difficilement envisageable de le voir reculer d'un cran étant donné ses lacune défensives. Malgré tout, et en dépit du match énorme qu'il vient de réaliser, il faut savoir replacer ce match dans son contexte (ah! Laurent Blanc sort de mon corps!). Le Porto était d'une extrême faiblesse, totalement incapable de concrétiser ses temps forts. La défense portugaise a laissé le Français combiner à loisir avec Arshavine et Bendtner. Surtout, il faudra que Nasri gagne en régularité car son dernier grand match date de 2008 face à MU. La force d'un Fabregas se situe justement dans sa faculté à réaliser des performances de qualité toutes les semaines. Alors, rendez-vous la semaine prochaine ou ... en 2012!
PS: je dédie ce papier à Frédéric avec qui je me suis écharpé la semaine dernière au sujet de Nasri. L'anti-Arsenal que je suis l'a en traviole ce soir je dois bien l'avouer. Mais je sais aussi reconnaître les grands matches quelle que soit l'équipe qui le réalise. Au fait Fred, tu as la bise de Sid Govou!
Choa d'Arelate
Et si Arsenal devenait champion d'Angleterre?
Après deux défaites sans appel face à Chelsea et Manchester United en championnat, Arsenal semblait une nouvelle fois parti vers une 5ème saison sans titre. Il faut dire que la différence de classe s'était cruellement fait ressentir lors de ces confrontations directes. Le titre allait une nouvelle fois se disputer entre Blues et Red Devils. Sauf que le Terrygate est passé par là et que les joueurs de Tonton Arsène ont réalisé un carton plein lors des 4 dernières journées. Aux chouquettes face aux cadors de Premier League et en difficulté face aux prétendants au Big Four (City et Aston Villa en tête), Arsenal fait ce qu'il sait faire de mieux: l'emporter au forceps face aux seconds couteaux, là où Chelsea et MU perdent quelquefois de précieux points.
Avec seulement 2 points de retard sur le leader mancunien et à 9 journées de la fin, Arsenal est plus que jamais un candidat sérieux à l'obtention du titre. Question: Arsenal a-t-il les moyens de faire sauter la banque?
En premier lieu, on peut s'interroger sur la résistance d'Arsènal cette saison. Elle est principalement due aux nombreuses défaites de Chelsea et MU cette saison face à des équipes inférieures sur le papier. En effet, les Blues ont perdu 5 fois en 28 matches et les Devils comptabilisent 6 défaites en 29 matches. Car face à Arsenal, il n'y a jamais eu photo.
En confrontations directes, Arsenal ne fait pas le poids. Le midfield gunner a beau être porteur de promesses, il est totalement inoffensif face à des blocs plus expérimentés. Il en va de même sur le front de l'attaque où Arshavine joue sur courant très alternatif et Brendtner brille par sa maladresse. Quant au backfour, il a encaissé beaucoup plus de buts que les deux premiers. Ou de l'importance d'avoir un grand gardien dans ses bois.
Cependant, il faut reconnaître à Arsenal sa faculté à ne jamais plier face à des équipes de qualités inférieures. Pour s'en convaincre, il suffit de se remémorer la première confrontation face à Bolton ainsi que les deux derniers matches face à Stoke City et Burnley. Le seul problème c'est que les joueurs de l'Est londonien sont régulièrement sur le flanc pour des périodes plus ou moins longues (Ramsay et surtout Fabregas indiscutable franchise player).
L'absence de Cesc Fabregas face à Porto en huitième de Champion's ce soir ne devra pas s'éterniser car sans son taulier, Arsenal n'a plus du tout la même emprise sur son adversaire. Profitant des forfaits conjugués de l'Espagnol et du jeune Gallois, Samir Nasri aura les clés de la maison. Performant face à Burnley, il devra démontrer qu'il a progressé depuis ses deux non-matches face à Chelsea et MU et que l'EdF n'est pas un rêve inaccessible.
Enfin, Arsenal a l'avantage d'avoir déjà affronté la plupart de ses concurrents directs tandis que MU et Chelsea doivent encore se rencontrer. Surtout, Arsenal n'est pas touché par les articles assassins des tabloïds britons comme c'est actuellement le cas avec Chelsea et avec MU (Evra serait dans la tourmente actuellement).
Si irrégulier par le passé, les Gunners peuvent rêver d'un titre pour le moins inespéré compte tenu de son effectif nettement moins fourni aussi bien quantitativement que qualitativement que ses rivaux. En tout état de cause, le parcours d'Arsenal prouve que ce n'est pas toujours la meilleure équipe qui gagne le titre de champion.
Cesc Romero
Avec seulement 2 points de retard sur le leader mancunien et à 9 journées de la fin, Arsenal est plus que jamais un candidat sérieux à l'obtention du titre. Question: Arsenal a-t-il les moyens de faire sauter la banque?
En premier lieu, on peut s'interroger sur la résistance d'Arsènal cette saison. Elle est principalement due aux nombreuses défaites de Chelsea et MU cette saison face à des équipes inférieures sur le papier. En effet, les Blues ont perdu 5 fois en 28 matches et les Devils comptabilisent 6 défaites en 29 matches. Car face à Arsenal, il n'y a jamais eu photo.
En confrontations directes, Arsenal ne fait pas le poids. Le midfield gunner a beau être porteur de promesses, il est totalement inoffensif face à des blocs plus expérimentés. Il en va de même sur le front de l'attaque où Arshavine joue sur courant très alternatif et Brendtner brille par sa maladresse. Quant au backfour, il a encaissé beaucoup plus de buts que les deux premiers. Ou de l'importance d'avoir un grand gardien dans ses bois.
Cependant, il faut reconnaître à Arsenal sa faculté à ne jamais plier face à des équipes de qualités inférieures. Pour s'en convaincre, il suffit de se remémorer la première confrontation face à Bolton ainsi que les deux derniers matches face à Stoke City et Burnley. Le seul problème c'est que les joueurs de l'Est londonien sont régulièrement sur le flanc pour des périodes plus ou moins longues (Ramsay et surtout Fabregas indiscutable franchise player).
L'absence de Cesc Fabregas face à Porto en huitième de Champion's ce soir ne devra pas s'éterniser car sans son taulier, Arsenal n'a plus du tout la même emprise sur son adversaire. Profitant des forfaits conjugués de l'Espagnol et du jeune Gallois, Samir Nasri aura les clés de la maison. Performant face à Burnley, il devra démontrer qu'il a progressé depuis ses deux non-matches face à Chelsea et MU et que l'EdF n'est pas un rêve inaccessible.
Enfin, Arsenal a l'avantage d'avoir déjà affronté la plupart de ses concurrents directs tandis que MU et Chelsea doivent encore se rencontrer. Surtout, Arsenal n'est pas touché par les articles assassins des tabloïds britons comme c'est actuellement le cas avec Chelsea et avec MU (Evra serait dans la tourmente actuellement).
Si irrégulier par le passé, les Gunners peuvent rêver d'un titre pour le moins inespéré compte tenu de son effectif nettement moins fourni aussi bien quantitativement que qualitativement que ses rivaux. En tout état de cause, le parcours d'Arsenal prouve que ce n'est pas toujours la meilleure équipe qui gagne le titre de champion.
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