Carrasso: les supporters marseillais scandaient à chacun de ses exploits "Carrasso fais-nous la parade". S'il se troue salement sur le coup franc de Costa, ce serait oublier le rôle de l'ancien cachalot chez les Girondins. Et si finalement ce n'était pas lui le meilleur portier français?
Abbiati: le gardien est un malade mental, collectionneur de symboles fascistes émérite, mais c'est aussi un grand gardien. Les arrêts sur la frappasses de la Bestia Baptista et de Riise en attestent.
Audard: si l'OM a paumé 2 points, c'est uniquement dû à une faute de défense de pupille de la défense phocéenne et à la multitude d'arrêts exceptionnels réalisés par le Merlu. Incontestablement, Audard fait partie depuis quelques saisons du Top 5 des gardiens français.
Sergio Ramos: pour le légendaire Franco Baresi, le latéral droit madrilène est "une catastrophe" pour le football. Des catastrophes qui ont une palette de jeu aussi variée pour un défenseur, qui plantent aussi bien avec la Roja qu'avec la Casa Blanca et qui délivrent une passe déc' à la 94ème, j'en redemande!
Terry: au fond du sac après avoir été surpris la main dans le pot de confiture, John qualifie à lui tout seul Chelsea en demi de Cup grâce à une passe pour Lampard et un pion de la ganache. Le retour de Big John?
Ciani: la semaine dernière, il faisait le mariole tout auréolé qu'il était par sa sélection en EdF. Un match catastrophique face à l'Espagne et une faute absurde face à Montpellier après, Mickaël pourra remercier Ray X.
Flamini: si Ray Dom a le câble, espérons qu'il ait vu la performance du Marseillais face à la Roma.
Guti: face à Séville, l'Ingénieur Pellegrini a sorti Diarra à la mi-temps pour faire rentrer la Pucelle. A ce moment, Madrid perdait 2-0. 45 minutes plus tard, les Merengues étaient en tête de la Liga. Et Guti n'y était pas pour rien.
Scholes: 100ème but du rouquin briton avec MU qui offre 3 points face aux Loups de Wolverhampton.
Arteta: l'un des derniers fuoriclasse a avoir foulé la pelouse du Parc des Princes s'était gravement blessé au genou l'an passé. Le joueur d'Everton a magnifiquement célébré à la fois son retour au haut niveau ainsi que la naissance de son bambin avec un doublé lors de la raclée qu'Everton a infligé au Hull de Nanard Mendy.
Messi: 2 buts pour sauver les culés d'un naufrage collectif face à l'Almeria de Lillo, mentor d'un certain Pep Guardiola. Le Barça resistera-t-il au Real Galactique cette saison?
Diego: juste pour la double roulette réalisée pour dribbler Frey.
Choupo-Moting: ce nom ne vous dit certainement rien mais ce joueur de Nuremberg a planté un doublé face au Bayer Leverkusen lors de la première défaite de la saison du leader de la Bundesliga.
Carew: un triplé en Cup face à Reading pour l'homme qui fait avec un ballon ce qu'Ibra fait avec une orange.
Piquionne: Amistad n'en finit plus de marquer. Un doublé ce week-end pour l'esclave le plus connu du football. Portsmouth descendra mais Fred trouvera bien un Wigan ou un Bolton pour y finir sa carrière.
Kombouaré: une conf' de presse surréaliste où il affirme avec force et vigueur que son équipe a du mental, de la solidarité et que c'était la réponse apportée à tous ceux qui croyaient le PSG mort. C'était contre Lens, 14ème de L1. Cette fois c'est sûr, le PSG est à l'agonie.
Francesco della Nuejouls
lundi 8 mars 2010
dimanche 7 mars 2010
L'arbitrage à la française, ça ne s'explique pas, ça se vit!
Bordeaux-Montpellier: choc entre les deux premiers de la Ligue 1 en direct sur Canal +. Pour cette rencontre capitale en vue de l'obtention du titre, la Ligue de Football avait choisi Stéphane Bré, arbitre international excusez du peu. Dans le jargon footballistique, faire un "Baka" signifie louper un but tout fait à 3 mètres des cages, faire une "Duga" signifie s'entraver au moment d'exécuter une passe (France-Afrique du Sud Mondial 1998). Désormais, on pourra dire faire une "Bré" quand un arbitre aura fait n'importe quoi lors d'un match d'une importance certaine.
Après une grossière faute d'anti-jeu de Mickaël Ciani (merci Ray Dom de lui avoir mis la tête à l'envers contre l'Espagne!) sur Montano, Mr Bré siffla logiquement un penalty et expulsa le défenseur au scapulaire car il était en position de dernier défenseur. Double peine que ça s'appelle. Certains affirment que c'est injuste. Pas moi. Costa s'avance pour frapper mais Carrasso fait la parade (au passage, il est toujours d'entendre les supporters bordelais reprendre les chants marseillais!). Le gardien sauve son équipe mais il reste encore 1 heure de jeu.
Dix minutes plus tard, Chalmé changeait de sport et contrait une tête de Montano de la main. Penalty mais, étrangement pas d'expulsion alors que le rouquin latéral avait déjà écopé d'un carton jaune et que la main était tout ce qu'il y a de plus volontaire. Montano s'avança et transforma le coup de pied de réparation. Sauf que Mr l'arbitre a vu des joueurs entrer dans la surface pendant que le Colombien exécutait la sanction. Pas bien! Victor Hugo tu retires! Evidemment, Montano rata sa deuxième tentative.
Le zèle de Monsieur Bré est surprenant car des joueurs étaient entrés dans la surface lors du penalty de Costa sans que cela ne le choque outre-mesure. Et lorsque Montano transforma le deuxième penalty, 3 Bordelais et 3 Montpelliérains étaient à son niveau. De même lors de la nouvelle tentative, des joueurs étaient en position illicite. Sauf que Carrasso avait arrêté le tir.
Compensation quand tu nous tiens!
Le match était clairement faussé. Néanmoins, Montpellier manqua d'expérience pour maintenir le niveau défensif dont il avait fait montre durant la première mi-temps. L'ouverture du score de Chamack traduisait l'écart qui existe entre équipe rompu aux joutes européennes et une jeune équipe. Pourtant, Mr Bré n'en avait pas fini de son festival.
Dans les arrêts de jeu, il siffla un coup franc direct pour les hommes de René Girard (viré par la DTN comme un malpropre de la sélection espoir; il doit bien rire maintenant!). Selon lui, Fernando avait touché le ballon du bras alors que celui-ci avait les mains derrière le dos! Une main collée au corps ne doit pas être sifflée normalement. De plus, Fernando repartit avec un carton jaune! Evidemment, Costa égalisa à la dernière seconde des arrêts de jeu, bien aidé il faut dire par Carrasso qui commit une cagade phénoménale dont il est fort peu coutumier.
Grâce à cette égalisation, Mr Bré s'épargne une polémique nationale sur la nullité des arbitres depuis presque 10 ans. Cependant, Montpellier regrettera cette parodie d'arbitrage qui lui aura certainement empêché de devenir seul leader d'une L1 indécise. Quant aux Bordelais, ils peuvent s'estimer heureux d'avoir récolté le point du match nul et de conserver la tête du classement.
Cesc Romero
Après une grossière faute d'anti-jeu de Mickaël Ciani (merci Ray Dom de lui avoir mis la tête à l'envers contre l'Espagne!) sur Montano, Mr Bré siffla logiquement un penalty et expulsa le défenseur au scapulaire car il était en position de dernier défenseur. Double peine que ça s'appelle. Certains affirment que c'est injuste. Pas moi. Costa s'avance pour frapper mais Carrasso fait la parade (au passage, il est toujours d'entendre les supporters bordelais reprendre les chants marseillais!). Le gardien sauve son équipe mais il reste encore 1 heure de jeu.
Dix minutes plus tard, Chalmé changeait de sport et contrait une tête de Montano de la main. Penalty mais, étrangement pas d'expulsion alors que le rouquin latéral avait déjà écopé d'un carton jaune et que la main était tout ce qu'il y a de plus volontaire. Montano s'avança et transforma le coup de pied de réparation. Sauf que Mr l'arbitre a vu des joueurs entrer dans la surface pendant que le Colombien exécutait la sanction. Pas bien! Victor Hugo tu retires! Evidemment, Montano rata sa deuxième tentative.
Le zèle de Monsieur Bré est surprenant car des joueurs étaient entrés dans la surface lors du penalty de Costa sans que cela ne le choque outre-mesure. Et lorsque Montano transforma le deuxième penalty, 3 Bordelais et 3 Montpelliérains étaient à son niveau. De même lors de la nouvelle tentative, des joueurs étaient en position illicite. Sauf que Carrasso avait arrêté le tir.
Compensation quand tu nous tiens!
Le match était clairement faussé. Néanmoins, Montpellier manqua d'expérience pour maintenir le niveau défensif dont il avait fait montre durant la première mi-temps. L'ouverture du score de Chamack traduisait l'écart qui existe entre équipe rompu aux joutes européennes et une jeune équipe. Pourtant, Mr Bré n'en avait pas fini de son festival.
Dans les arrêts de jeu, il siffla un coup franc direct pour les hommes de René Girard (viré par la DTN comme un malpropre de la sélection espoir; il doit bien rire maintenant!). Selon lui, Fernando avait touché le ballon du bras alors que celui-ci avait les mains derrière le dos! Une main collée au corps ne doit pas être sifflée normalement. De plus, Fernando repartit avec un carton jaune! Evidemment, Costa égalisa à la dernière seconde des arrêts de jeu, bien aidé il faut dire par Carrasso qui commit une cagade phénoménale dont il est fort peu coutumier.
Grâce à cette égalisation, Mr Bré s'épargne une polémique nationale sur la nullité des arbitres depuis presque 10 ans. Cependant, Montpellier regrettera cette parodie d'arbitrage qui lui aura certainement empêché de devenir seul leader d'une L1 indécise. Quant aux Bordelais, ils peuvent s'estimer heureux d'avoir récolté le point du match nul et de conserver la tête du classement.
Cesc Romero
L'OM mange la feuille
Après la rouste infligée au PSG la semaine passée, l'Olympique de Marseille recevait dans les meilleures dispositions Lorient afin poursuivre sa série de 4 victoires consécutives. Las, les Phocéens ont loupé la marche et ont lâché 2 points cruciaux face à un club qui repart décidément toujours du Vélodrome avec des points depuis son retour dans l'élite.
Pourtant, on ne pourra certainement pas reprocher aux hommes de Didier Deschamps de ne pas avoir tout entrepris pour remporter la partie. Dès la 15ème minute, Mamadou Niang manquait un face à face avec Audard. A la demi-heure de jeu, au terme d'un joli mouvement d'équipe, Valbuena décalait en retrait Lucho mais sa frappe fut remarquablement claquée par Audard. Mais à la 42ème minute, le jeu en triangle Lucho/Bonnard/Niang ne laissait aucune chance au portier merlu.
Marseille menait et ce n'était que justice. Mieux, c'était peut-être la première de la saison que l'OM donnait une telle impression de sérénité et de facilité. Intraitables en phases défensives et tranchants dans leurs attaques, les Olympiens étouffèrent littéralement les Bretons.
Pendant le 2ème acte, les Marseillais desserrèrent leur étreinte et les Lorientais refaisaient surface peu à peu. Cependant, les Phocéens étaient toujours aussi percutants dans leurs attaques. Sauf qu'en face, s'érigea en ultime rempart, Fabien Audard, portier merlu trop peu connu du grand public. Tout d'abord, il claqua d'une manchette une praline du Petit Vélo Valbuena. Puis, après l'égalisation lorientaise, but qui a de fortes chances d'être élu "plus beau but de merde de la saison", Audard sauva les siens sur deux frappes d'Hatem Ben Arfa, bien plus à l'aise lors des 45 dernières minutes qu'en début de match. Et quand le mur de l'Atlantique était battu, c'est Valbuena qui manqua un but tout fait à 20 minutes de la fin.
Résultat des courses: Lorient repartait avec un point du Vel' et pouvait même regretter que Gameiro est raté son duel face à Mandanda dans les arrêts de jeu. A l'inverse, les Olympiens pouvaient se mordre les doigts d'avoir laissé filer 2 points largement à leur portée. En plus de cette déception, ils pouvaient également prévoir un convoi exceptionnel à Notre Dame de la Garde déposer un cierge en espérant que le scanner de Niang, sorti sur blessé au coup de pied, se révèle positif.
Fort heureusement pour eux, les matches nuls confondus de Lyon, Bordeaux et Montpellier maintenaient le même écart entre eux.
Sur la pelouse d'un Vélodrome balayé par le mistral, les Olympiens ont clairement manqué une occasion de recoller au wagon de tête.
Choa d'Arelate
Pourtant, on ne pourra certainement pas reprocher aux hommes de Didier Deschamps de ne pas avoir tout entrepris pour remporter la partie. Dès la 15ème minute, Mamadou Niang manquait un face à face avec Audard. A la demi-heure de jeu, au terme d'un joli mouvement d'équipe, Valbuena décalait en retrait Lucho mais sa frappe fut remarquablement claquée par Audard. Mais à la 42ème minute, le jeu en triangle Lucho/Bonnard/Niang ne laissait aucune chance au portier merlu.
Marseille menait et ce n'était que justice. Mieux, c'était peut-être la première de la saison que l'OM donnait une telle impression de sérénité et de facilité. Intraitables en phases défensives et tranchants dans leurs attaques, les Olympiens étouffèrent littéralement les Bretons.
Pendant le 2ème acte, les Marseillais desserrèrent leur étreinte et les Lorientais refaisaient surface peu à peu. Cependant, les Phocéens étaient toujours aussi percutants dans leurs attaques. Sauf qu'en face, s'érigea en ultime rempart, Fabien Audard, portier merlu trop peu connu du grand public. Tout d'abord, il claqua d'une manchette une praline du Petit Vélo Valbuena. Puis, après l'égalisation lorientaise, but qui a de fortes chances d'être élu "plus beau but de merde de la saison", Audard sauva les siens sur deux frappes d'Hatem Ben Arfa, bien plus à l'aise lors des 45 dernières minutes qu'en début de match. Et quand le mur de l'Atlantique était battu, c'est Valbuena qui manqua un but tout fait à 20 minutes de la fin.
Résultat des courses: Lorient repartait avec un point du Vel' et pouvait même regretter que Gameiro est raté son duel face à Mandanda dans les arrêts de jeu. A l'inverse, les Olympiens pouvaient se mordre les doigts d'avoir laissé filer 2 points largement à leur portée. En plus de cette déception, ils pouvaient également prévoir un convoi exceptionnel à Notre Dame de la Garde déposer un cierge en espérant que le scanner de Niang, sorti sur blessé au coup de pied, se révèle positif.
Fort heureusement pour eux, les matches nuls confondus de Lyon, Bordeaux et Montpellier maintenaient le même écart entre eux.
Sur la pelouse d'un Vélodrome balayé par le mistral, les Olympiens ont clairement manqué une occasion de recoller au wagon de tête.
Choa d'Arelate
jeudi 4 mars 2010
Et ils sont sélectionnés en plus?
La saison passée après la victoire mancunienne en demi de Champion's face à Arsenal, Patrice Evra avait clashé les Gunners avec son désormais fâmeux "11 hommes face à 11 enfants". Leader technique de la bande à Wenger, Cesc Fabregas l'avait mal pris. Hier soir, le Catalan s'est vengé du latéral gauche, sans forcer outre mesure. Pour les derniers optimistes et pour les incultes Footix qui croient encore que Marc Lavoine est un acteur et Gérard Darmon un chanteur (et vice versa), l'espoir n'est plus permis: le Mondial sud-africain sera ridicule ou ne sera pas.
Entre les pieds carrés et les divas persuadés d'être des fuoriclasse, l'Equipe de France fait peine à voir. Après s'être gavé de caviar avec la génération Zidane, nous devons nous faire à l'idée que la roue tourne. Cependant, il existe une marge entre baisser de niveau et souiller le maillot national. Cette équipe représente la France et à travers eux, ce sont les Français qui passent pour des fifres.
Bulletin d'évaluation à 2 mois du Bac. Ne cherchez pas celui des Espagnols, on ne note pas les étirements.
Lloris (4): Hugo est un gardien talentueux mais ce n'est pas Goldorak non plus. 2 buts encaissés par la faute de sa défense en bois de cagette et un bon arrêt sur une frappe d'El Nino Torres. Mandanda doit être content sur son banc; au moins, il ne joue pas avec Escudé devant lui.
Sagna (2): contre l'Irlande, Bakary levait la tête et loupait son centre. Hier, il centrait mais levait la tête après. Putain de dyslexie. Si vous inversez les deux dernières lettres de son nom, Sagna devient Sagan. Bonjour tritesse!
Evra (3): le samedi, tu es un homme qui lève la League Cup en capitaine de MU; le mercredi suivant, tu es un minot violé par Ramos pendant 90 minutes.
Ciani (3): mort-né. RIP.
Escudé (1): aurait du mal à être titulaire dans la défense d'un baby-foot.
Toulalan (2): Ray Dom joue toujours avec un "double pivot" pour récupérer les ballons dans le midfield. Théoriquement. En même temps, la loi oblige toutes les entreprises à un quota de 6% d'handicapés. Au moins, il ne risque pas de PV.
Diarra (3): avec Lloris, c'est le joueur que l'on a le plus vu. Pour dire le niveau des autres...
Gourcuff (2): il devait être le successeur de Zidane; il ne sait même pas tirer un corner. Comprenez-vous maintenant pourquoi Ancellotti l'a viré du Milan?
Ribéry (-5): faire le mariole dans la presse pour quitter son club, Franck sait faire. Gaver son monde au moindre de ses caprices, Franck sait faire. Demander à sortir en inventant une blessure parce qu'il en a marre, Franck sait faire. Si vous voulez le voir jouer collectivement, achetez des substances illicites de très bonne qualité.
Anelka (-5): on préférait quand il était arrogant, ça lui faisait une excuse pour sa connerie.
Henry (2): le Stade de France l'a sifflé pour son dernier match à Paris. Domenech est un homme détestable (pour rester poli) car il savait que son remplacement entraînerait cette réaction. La fin de carrière internationale de Titi ressemble à s'y méprendre de celle de Desailly en 2004. Triste, vraiment triste.
Remplaçants:
Cissé (4): le revenant a placé sa traditionnelle praline à 15 mètres de la cible mais a aussi délivré un centre au cordeau parfait pour la ganache de Malouda. Cissé est censé ne pas avoir de technique et il centre mieux que Sagna. En même temps, il n'a pas de mal.
Malouda (4): quand il était naze avec Chelsea, il était titulaire à tous les matches. Maintenant qu'il cartonne à nouveau, il rentre pour jouer 15 minutes. Putain de signe astrologique!
Govou (4): au moins, il ne la ramène pas. Pourtant vu le niveau du quatuor offensif, il pourrait prétendre à être titulaire.
Cheyrou (10): il est propre quand il mange, il porte très bien le survêt' avec Carrefour sur le bide, il s'assoit très bien dans la tribune et il sait faire ses lacets. Un match parfait.
Cesc Romero
mercredi 3 mars 2010
En Espagne, on appelle ça une corrida!
Un viol collectif. Une tournante. Un gang bang. Appelez ça comme vous voulez on n'est pas sectaire niveau sémantique. Filmé en direct en Mondiovision et avec 80 000 spectateurs présents pour y assister. Ce soir, les Espagnols ont coupé les oreilles et la queue des Français au Stade de France. Le pire dans tout cela c'est qu'on n'a pas même pas eu l'impression que la Seleccion forçait son talent. En deux accélérations, les homme de Del Bosque ont plié l'affaire histoire de ne pas être venu à Paname pour rien.
Pendant 20 minutes, les 2 équipes ont joué pépère, l'Espagne se contentant de faire courir les Bleus derrière la pelota. Pour débuter le match, Del Bosque avait laissé sur le banc Xavi Hernandez ainsi que Torres tout juste de retour de blessure. Du coup, c'est Cesc Fabregas et Sergio Busquets qui étaient titulaires. L'Espagne a tellement des problèmes de riche que cela en devient écoeurant. L'échauffement terminé, Iniesta lance Villa dans l'axe ,bien aidé par un "passage à vide" d'El Chino Silva (Ribéry à côté c'est un Playmobil dans un évier) comme on le dirait en jargon rugbystique, qui remporte son duel face à Lloris, laissé tout seul face à El Guaje. L'idole de Mestalla place un plat du pied sécurité. 1-0 gonfle au centre. La soirée s'annonce longue.
La promenade reprend, la mi-temps point à l'horizon. L'Espagne passe la seconde. Sergio Ramos mange la craie en même temps qu'Evra. Première tentative avortée, le ballon repasse au milieu, nouveau décalage sur le même Ramos Sergio qui rentre pied gauche, frappe contrée, 2-0 et tu as le bonjour d'Alfred!
La deuxième mi-temps était dispensable puisque la messe était dite depuis un bail. Seul Arsène Wenger (mon ami) et Christian Jeanpierre ont vu que la France avait effectué un second acte "enlevé". Les fournisseurs de TF1 doivent avoir de bons réseaux pour la fumette. Les 2 compères voyaient des défauts à la charnière Piqué/Puyol vous savez, les titulaires de la défense de la DHR championne d'Europe et qu'Iniesta avait du mal cette saison. En Liga peut-être; face aux Bleus, il ne s'est pas trop crevé l'Andrés.
Au-delà du résultat, de la correction, de l'humiliation infligée, c'est la manière qui est catastrophique et scan-da-leu-se (ouais, ça fait 2 fois cette semaine que je décompose syllabe par syllabe ce mot; je fais ce que je veux). Face à une Espagne à 50%, les Bleus ont coulé collectivement. Evra doit passer dans la même porte spatio-temporelle que dans l'Oyssée d'Abe avant de rejoindre Clairefontaine. Escudé et Ciani n'ont pas pu faire grand' chose car les automatismes ne se trouvent pas dans une pochette-surprise. Sans oublier qu'Escudé n'est pas un défenseur grandiose et que Ciani n'a qu'une demi-saison au haut niveau dans les guiboles. Rien de mieux pour le briser dans son caribou euh... son élan. Sagna a réussi à centrer correctement ce soir. Il ne lui reste plus qu'à lever la tête avant pour savoir où il envoie le ballon. Toulalan quant à lui devrait se faire appeler désormais Rienlalan. Quant à Lass Diarra, il fut le joueur bleu le plus en vue. Et quand le 6 est dans une telle situation, cela signifie que l'adversaire a marché sur ton équipe. Depuis 4 ans, le France joue avec 2 récupérateurs. Au fait, ils ont récupéré quoi ce soir?Anelka, Gourcuff et Henry ont été pitoyables et copieusement hués par le Stade de France.
Le meilleur pour la fin avec Ribéry. Cela fait 4 ans que j'affirme que ce joueur est surcoté, surévalué. Depuis le huitième de Coupe du Monde en 2006, qu'a-t-il fait? Plus personnel que lui tu meurs dans d'atroces souffrances. En atteste son caprice pour sortir à 20 minutes de la fin. Et vous voulez en faire un leader? Et je veux jouer à gauche, et je veux partir là, et je veux faire ça. Mais sur le terrain, ça donne quoi? Soyons lucide: Ribéry n'aurait pas sa place sur le banc de l'Espagne. Et en face, ce n'était qu'Arbeloa qui n'est pas le titulaire habituel. Mais en France, on continue à le voir comme un potentiel Ballon d'Or; un joueur qui n'est jamais allé plus loin qu'un quart de Champion's! Et comparé à Robben au Bayern, il n'y a pas photo, même pas de quoi sortir son appareil.
Et puis à un moment donné, pour juger le niveau d'une équipe, il faut aussi regarder le banc. D'un côté, il y avait Vicente Del Bosque, de l'autre... ben... Le palmarès parle tout seul ce soir.
Depuis 4 ans, on nous rebat les oreilles en nous affirmant que cette équipe a du potentiel. Benzema devait être le grand buteur de la nouvelle génération: il est mort-né au Real Madrid, tué dans l'oeuf par Higuain qui a marqué le but de la victoire face à l'Allemagne. Cette semaine, Rami a affirmé que Coach Ray était un visionnaire. Mauvaise pioche: c'est Pipita! Il a peut-être attendu 1 an de plus pour entrer en sélection albiceleste mais il sera titulaire au Mondial.
Il faut arrêter le délire! Il ne sera pas évident de taper l'Uruguay et le Mexique au Mondial. Et même si on passe le premier tour, on se prendra un cador qui nous mettre minable. Car si nous avions été au Mondial, la Seleccion nous en collait 4 ou 5. Une chance qu'il n'y ait pas gamelle...
Achevons ce papier en faisant un salut amical et compatissant à Benoît Cheyrou que Ray X a convoqué pour regarder le match en tribunes et essayer son survêtement. Cela valait le coup de le prendre. Espérons que la bouffe de Clairefontaien vaut le coup.
Contre l'Argentine en février dernier, la France avait déjà été surclassée nettement. Un an après, rien n'a changé alors que l'on avait annoncé du changement. Si on continue ainsi, à force de creuser, les Bleus vont finit par trouver du pétrôle.
Choa d'Arelate
mardi 2 mars 2010
L'Arlésien revient à la mode!
On les pensait moribonds, finis, frits confits et pourtant ils sont de retour. Qui donc? L'AC Arles et Djibril Cissé pardi! Alors que le joueur du Pana est revenu en Equipe de France après 2 ans d'absence grâce à ses performances en championnat et en Europa League, les Acéistes ont enfin vaincu le signe indien en remportant sur ses terres (enfin, à Avignon) sa première victoire de l'année 2010 face à Sedan.
Djibril Cissé ou la victoire du mental.
Quand il a appris que P'tit Louis Saha et surtout Loïc Rémy lui avaient été préféré pour le match amical face à l'Espagne, Djibril Cissé avait "la rage mais une bonne rage". Réponse sur le terrain: un doublé au Stadio Olimpico pour éliminer la Roma jeudi soir et un doublé face à Panionios samedi. Alors, quand Saha a été contraint de déclarer forfait, Raymond Domenech a logiquement rappelé l'Arlésien. Si les mauvaises langues disent de lui qu'il n'a pas de technique, qu'il lui faut 50 occasions pour scorer et qu'il joue dans un championnat de seconde zone, il n'en demeure pas moins vrai que Cissé est actuellement l'attaquant français le plus en confiance du moment. Et quand on sait à quel point ce facteur est essentiel pour un buteur, ce retour ne peut que faire du bien à l'EdF.
De plus quand on voit l'état des attaquants français actuellement (Benzema, Henry, Gignac, Anelka, Rémy), on peut s'attendre à ce que Ray Dom sélectionne l'ancien Auxerrois pour le Mondial. Assagi, humble, Cissé a pris conscience de l'importance de l'EdF contrairement à des joueurs peut-être plus talentueux mais dont le mental reste jusque-là une faiblesse. Car Cissé c'est d'abord un mental énorme, un joueur revenu de 2 fracassages de jambe dont un juste avant le Mondial allemand. Enfin, s'il continue sur sa lancée, il ne fait que peu de doute que le sélectionneur le préfèrera à Benzema car il entretient une relation privilégiée avec l'Arlésien ce qui n'est pas vraiment le cas avec le Madrilène qui a pourri l'ambiance à l'Euro 2008 avec son compère Nasri. Le retour de Ben Arfa laisse présager une telle issue quand on connaît l'amitié qui existe en Rim-K et le Marseillais. Cela aura un impact au moment de la sélection définitive pour le voyage chez les Bafana Bafana.
L'AC Arles remonte la pente.
Pour ce match en retard de la 19ème journée de L2, l'AC Arles recevait Sedan et son attaquant Samir Henaini, grand artisan de la montée du club la saison passée. Contrairement à l'adage qui veut que les anciens joueurs d'un club marquent à leur retour sous leurs nouvelles couleurs, Henaini est resté muet. En revanche, Reynaud n'a pas manqué l'occasion d'offrir une précieuse victoire aux Jaune et Bleu, la première de l'année. Dans une spirale négative qui pouvait présager de difficultés pour la fin de saison, les Acéistes reviennent désormais à 8 points du podium. Certes, cela fait beaucoup mais les performances irrégulières des équipes cette saison laissent espérer un retour arlésien lors des 12 ultimes journées.
Ce match a été le théâtre du retour sur les terrains de Gaël Germany, 13 mois après sa blessure contractée à Rodez. Son aide sera précieuse pour seconder Vergerolles sur le côté gauche de la défense. A noter également la bonne prestation de Mathlouti sur le côté droit de l'attaque.
Après 2 mois de galère cette victoire, certes étriquée, peut marquer le retour au premier plan du promu sur le devant de la scène. Qu'on se le dise: l'AC Arles et ses Lions sont de retour!
P.S.: Spéciale dédicace à Alain a.k.a El Capo pour les infos sur le match!
François Miguel Boudet
lundi 1 mars 2010
Top players de la semaine
Apoula Edel: une grande équipe a toujours un grand gardien dans ses cages.
Bridge: il se paye Terry en ne lui serrant pas la main, il se paye Belletti en provocant un penalty doublé d'un carton rouge pour le Brésilien. City a joué pour lui et Chelsea a coulé.
Terry: franchement, une équipe avec Bridge à droite et Big John dans l'axe c'est la garantie de passer un bon moment.
Traoré: nullissime face à l'OM preuve en est son remplaçant par Sankharé, le grand Sammy trouve le moyen d'insulter un supporter un peu trop chambreur au Camp des Loges. Grandiose.
Heinze: Gaby ne fait pas l'affaire dans l'axe alors Deschamps l'a repositionné à gauche au détriment de Taiwo. Hué par le Parc, l'Albiceleste amène le deuxième but marseillais et aurait pu savourer encore plus si le poteau n'avait pas repoussé sa tête.
Grygera: loupe sa passe en retrait pour Manninger qui entraîne le deuxième but palermitain puis engueule son portier. C'est beau l'esprit d'équipe. Futur transfert au PSG.
Shawcross: pète la jambe de Ramsay, pleure et est sélectionné chez les Three Lions 45 minutes plus tard. Après avoir dézingué Jeffers et Adebayor par le passé, Shawcross voit son travail récompensé.
Guardado: certes la Corogne a perdu cette semaine mais c'est un oubli de la semaine dernière. Attention les Bleus, le Mexique a des joueurs de ballon!
J. Marveaux: il est moins connu que son frère Sylvain mais cette saison il casse à la baraque dans l'équipe à Loulou. Un doublé pour continuer à rêver et plomber définitivement les espoirs européens des Rennais.
Pedro: si cous avez vu la praline qu'il met contre Malaga, vous compendrez pourquoi Henry cire le banc au Barça.
Bellamy: bat d'une courte tête Tevez lui aussi auteur d'un doublé face à Chelsea en raison de la main qu'il tend et retire à Terry et de cette citation déjà mythique: "Je sais qui est vraiment John Terry et rien ne me surprend. Je pense que tout le monde dans le milieu du football siat qui est vraiment John en dehors des terrains". L'hôpital qui se fout de la charité...
Pavlyuchenko: grâce à une épidémie de gastro à Tottenham, le fantôme de White Hart Lane a planté 5 fois en 3 matches cette semaine.
Adailton: il est vieux, joue avec le numero 85 sur le dos à Bologne et planté un triplé face au Genoa qui revenait fort. Le successeur de Beppe Signori est chauve.
Higuain: chaque semaine on se répète mais chaque semaine il pousse un peu plus Benzema hors de la Maison Blanche.
Cissé: certes, Djib' ne sait pas dribbler un arbre, certes Djib' ne fera jamais d'arabesques le long de la craie. Mais Djib' en est déjà à 25 pions cette saison. On pourra toujours dire que c'est en Grèce mais les 3 buts inscrits face à une Roma en pleine confiance prouvent qu'il a peut-être sa place au Mondial.
Miccoli: un but de fou furieux pour se venger de la Juve qui l'avait snobé du temps où il était bianconero. Miccoli n'est pas le genre à se dégonfler: témoin à charge dans le Moggipoli, il avait juré de marquer au Stadio delle Alpi. Et en plus, c'est lui qui a acheté aux enchères les boucles d'oreille de Maradona.
Rooney: remplace Owen avant la pause de la finale de la League Cup et donne la victoire à un quart d'heure de la fin. There is only one Rooney!
Francesco della Nuejouls
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